Librairie La Galerne Lire
Approfondir
Rencontrer
Prix Littéraires
Dialoguer
   Rechercher :

     
AccueilApprofondirDossier thématique
Lire
Notre coup de coeur, nos choix, les vôtres, relire

Approfondir
La première sélection des préférés de la rentrée littéraire à La Galerne
Dossier thématique
Les Lundis de l'Université Populaire 2008/2009
Dossier thématique
Eté 2008 : une sélection de nos livres de poche préférés
Dossier thématique
Appel pour le livre
Automne en Normandie

Rencontrer
Dédicaces, conférences, expositions, galerie

Prix littéraires
Prix des Embouquineurs, prix Océanes, prix ZAP

Dialoguer
Vos réactions, discussions

La librairie
Notre histoire
Le café
Nous contacter

La boutique
Votre profil
Votre commande

Dossier thématique

Eté 2008 : une sélection de nos livres de poche préférés


En un clin d'œil, une soixantaine de livres « coups de cœur » des libraires de la Galerne, à dévorer pendant l'été !

Delphine

Valérie Zinatti : Une bouteille dans la mer de Gaza (Ecole des Loisirs 9.50€)

Une jeune israëlienne décide de mettre sur  papier tout ce qu’elle ressent sur le conflit qui oppose son pays à la Palestine depuis des années. Elle glisse cette lettre dans une bouteiller que son frère déposera sur la bande de Gaza, dans l’espoir que quelqu’un la lise et lui réponde.

C’est un roman poignant, émouvant qui parle d’une réalité politique omniprésente mais, surtout, qui délivre un message d’espoir.

Xavier-Laurent Petit : Be safe (Ecole des Loisirs, 10.50€)

Deux frères, très proches, voient leur quotidien basculer quand l’aîné décide de s’enrôler dans l’arnée. Il ne sait pas encore qu’il sera envoyé sur le front. Pour supporter les atrocités de la guerre, il envoie des mails à son frère en terminant toujours par  «be safe », « reste en vie »……

Ce roman très fort et très riche est exceptionnel et nous fait vibrer du début à la fin.   

Anne-Lise

Nancy Huston : Ligne de faille (Babel, 9.50€)

Quel est le lien entre un enfant tyran dans l’Amérique de Bush et une enfant martyre victime du nazisme ?

A travers quatre générations d’une même famille, Nancy Huston nous dresse le portrait de quatre enfants brisés par la vie, les silences et les non-dits ; quatre enfants devenus adultes puis parents et toujours au bord de la ligne de faille.

Absolument bouleversant, ce livre peut se résumer en deux mots : mais pourquoi ?

Fred Vargas : Sous les vents de Neptune (J’ai Lu, 7.60€)

Le commissaire Adamsberg est de retour pour une enquête qui le ramène à ses propres démons. Personnage fantasque et parfois un peu délirant, Adamsberg nous entraîne jusqu’au Québec pour comprendre qui est ce tueur au trident qui lui rappelle de si mauvais souvenirs.

Les personnages sont savoureux, l’intrigue est originale, un peu dingue même parfois. Que voulez-vous, Adamsberg, ce « pelleteux de nuages » est très très attachant. J’adore !

Goliarda Sapienza : L’art de la joie (Pocket, 9.50€)

Ce roman aux accents féministes et libertaires raconte les bonnes et mauvaises fortunes de Modesta, née pauvre mais fière, déterminée et prête a beaucoup pour réussir sa vie.

Portrait de femme et peinture de l’Italie du XXe siècle, L’art de la joie enivre et nous entraîne dans une folle danse tourbillonnante.

Agnès Desarthe : Mangez-moi (Points, 7€)

Myriam est une jeune femme fragile qui autrefois largua les amarres. Pour se réapproprier sa vie, elle décide d’ouvrir un petit restaurant dans lequel une bande bohème et un peu loufoque se rassemble autour de Myriam et de sa cuisine. L’occasion pour chacun de ne pas être confronté à la solitude, la mélancolie et les blessures intimes.

Mangez-moi raconte la fraternité, la générosité et ouvre l’appétit.  

Marie Ndiaye : Mon cœur à l’étroit (Folio, 6.80€)

L’univers de ce roman est très particulier et on ne sait jamais tout à fait sur quel pied danser, tant l’histoire de Nadia, institutrice, et de son époux nous intrigue.

Du jour au lendemain, sans véritable explication, le couple se retrouve menacé, accusé et mis au ban de la société des hommes…

Sommes-nous dans un roman fantastique, est-ce un long cauchemar ou tout simplement le quotidien absurde de la narratrice ?

Un grand moment de lecture servi par un écrivain de talent désormais incontournable.

Cyrille

Javier Cercas : A la vitesse de la lumière (Babel, 7.50€)

Cercas nous parle ici des ravages de la guerre chez ceux qui l’ont vécue. Le narrateur est un jeune professeur de littérature dans une université américaine qui va se lier d’amitié avec un collègue qui cache une blessure. C’est aussi une réflexion sur le succès littéraire car ce narrateur ressemble à s’y méprendre à Cercas lui-même qui a connu le succès avec Les Soldats de Salamine. Les deux hommes vont se perdre de vue, lorsqu’ils se retrouveront, le narrateur finira par comprendre cette douleur.

Avec cette fable sur le pouvoir de la littérature et le rôle de l’écriture, nous sommes touchés au plus profond par la justesse des mots.

Horacio Castellanos Moya : L’homme en arme (10/18, 7€)

Le Salvador a été marqué par la guerre civile : l’auteur nous dresse le portrait de « Robocop », un ancien soldat des bataillons d’élite qui ne sait comment se réintégrer « légalement » dans la société. Il revient alors aux armes et au crime. Par le monologue, le rythme haletant et par la densité d’un texte acide, Castellanos Moya recrée l’ambiance sordide de l’après-guerre, les phénomènes sociaux les plus violents ; mais il le dit lui-même ; « ça aussi c’est la vie, même si elle nous fait horreur ».

Antonio Munoz Molina : Fenêtres de Manhattan (Points, 7.50€)

Le titre de ce roman témoignage n’est pas sans évoquer Edward Hopper dont les fenêtres donnaient sur des scènes de la vie new-yorkaise voilées de mystère. Dans cet esprit, Munoz Molina, à la fois écrivain et acteur, arpente les rues de Harlem, de Brooklyn et du Bronx, s’attarde à une terrasse ou dans un club de jazz. « J’aimerais me souvenir de chacune de ces promenade », confie l’auteur qui devient un observateur complice d’une réalité proche de la fiction qui, dans la lignée de Garcia Lorca, le fait passer de l’émerveillement au cauchemar.

José Carlos Somoza : La dame n°13 (J’ai Lu, 8€)

Une histoire terrifiante et fantastique dans laquelle, nuit après nuit, le professeur Salomon refait le même cauchemar : dans une maison qu’il ne connaît pas, errent des personnages étranges et un triple assassinat est commis. De plus, une femme lui demande désespérément de l’aide. Le plus effrayant, c’est que cette femme a réellement été assassinée. Les personnages font une immersion dans le monde des mots et de la poésie où vivent les douze dames qui contrôlent notre destin. Après le polar philosophique, l’auteur, un psy madrilène, s’attaque à l’enfer de Dante.

Paul Auster : Brooklyn Follies (Le Livre de Poche, 7.50€)

Nathan Glass vit une retraite paisible à Brooklyn, Tom son neveu est un libraire dépressif et toute une galerie de personnages déglingués se croisent et réinventent leur vie. L’envie d’échapper au destin, celui de l’Amérique des années 2000 que dénonce Paul Auster : les intégristes, chrétiens, le lobby des armes à feu, les mouvements anti-avortement… les folies sont celles de notre quotidien à tous. Si le dénouement est inéluctable, Auster nous livre un roman subtil et poétique.  

Esméralda

Isabelle Alonzo : Filigrane (Pocket, 6.40€)

Sept femmes. Sept histoires d’amour différentes. Mais un seul homme. Chacune de ces femmes représente une facette de ce sentiment bizarre qu’est l’amour. Maladie dont le germe est Maximilien, égocentrique, tyrannique, égoïste mais grand séducteur ! Qui saura les faire valser bien malgré elles sur le rythme endiablé de la passion, complexe et dévorante.

Pascal Garnier : Comment va la douleur ? (Le Livre de Poche, 5.50€)

C’est la rencontre de Simon, tueur à gages avec tout ce que cela implique, froid, désabusé par la nature humaine. Et il y a Bernard, jeune homme plein de rêves, de compassion, voire naïf. Tous deux vont se partager un petit bout de vie. Une complicité peu probable va naître entre ces deux êtres opposés. Cette rencontre fait de ce roman un cocktail aigre doux savamment dosé ! Malgré le thème du roman, l’auteur ne tombe ni dans la facilité, ni dans le glauque.

Didier Van Cauwelaert : L’évangile de Jimmy (Le Livre de Poche, 6.95€)

Quelle serait votre réaction si demain le FBI venait vous annoncer que vous, Monsieur Tout-le-monde, êtes le clone du Christ ?

C’est pourtant ce qui arrive à Jimmy, réparateur de piscines. Du jour au lendemain, il passe de l’anonymat le plus total au statut d’être exceptionnel. Se posent alors les questions existentielles.

Douglas Coupland : Hey Nostradamus ! (10/18, 7.90€)

Un drame : fusillade dans un lycée.

Cheryl, l’une des victimes, raconte sa propre mort et les répercutions que cela a eu sur son entourage.

Ce roman fait ressortir toute la douleur tellement unanime mais aussi tellement différente qui ravage la vie des survivants.

Jessica L. Nelson : Mesdames, souriez ! (Le Livre de Poche, 5€)

Partager une colocation avec une centenaire lorsque l’on a vingt ans, ça n’est pas facile ! Et ça l’est encore moins, quand l’appartement appartient à la jeune fille, à seule condition que la vieille y reste.

Conflits de générations et mesquineries sont présents dans cette dualité toute féminine ! Ménager la chèvre et le chou devient un sport d’endurance pour la jeune Louisa. Surtout que son bourreau détient des secrets de famille qu’elle aimerait bien connaître…

Françoise

Katherine Pancol : Les yeux jaunes des crocodiles (Le Livre de Poche, 7.50€)

Cela se passe à Paris : c’est l’histoire de deux sœurs : Iris, belle, riche à qui tout semble réussir, et Joséphine pour qui la vie est beaucoup plus compliquée.

C’est surtout l’histoire d’un gros mensonge qui va modifier toutes les données.

Histoire d’amours, d’argent, de trahisons, d’amitié, d’enfants, ce livre est un bon gros roman à dévorer !

Batya Gour : Meurtre au kibboutz (Folio, 8.40€)

Une bonne intrigue, un commissaire attachant, l’occasion de découvrir un monde extrêmement particulier. Autrement dit, un meurtre qui vient fracasser un monde clos sur ses rêves d’une promiscuité idylliques.  

Alaa El Aswany : L’immeuble Yacoubian (Babel, 8.50) 

La société égyptienne à l’aube du XXI ème siècle, vue au travers du destin des habitants d’un immeuble du Caire. Tous, pauvres ou riches, bons ou méchants sont confrontés aux inégalités sociales, à la corruption, à la montée de l’islamisme, au manque de liberté sexuelle.

Le regard tendre que l’auteur pose sur ses personnages en font un magnifique roman.

François Vallejo : Ouest (Points, 6.50€)

Un châtelain et son garde-chasse se rencontrent, s’observent, se détestent et s’affrontent finalement en un duel impitoyable.

Ouest : une affaire de pouvoir, un suspense au rythme haletant, une écriture où narration et dialogue sont intimement  liés.

Du grand art !

Jonathan Littell : Les Bienveillantes (Folio, 12€)

Le Héros, un ancien SS, raconte sans le moindre remord sa guerre.

Nous voici , au côté des bourreaux, au cœur du IIIè Reich , de sa logique implacable et de sa barbarie.

Certains passage de ce livre, qui relatent les massacres d’Ukraine ou la bataille de Stalingrad sont dantesques

Un livre choquant, éprouvant, exceptionnel, édifiant .

Laurence

Per Petterson : Pas facile de voler des chevaux (Folio, 6.80€)

Isolé à la retraite au fin fond de la Norvège, Trod se remémore l’été 48, celui de ses 15 ans, qu’il passa seul avec son père.

Au contact d’une nature grandiose, de leur travail dans les bois, une intense relation se noua entre eux.

Tout en finesse, c’est un magnifique roman sur les saisons de la vie, et sur ces événements qui font parfois en un été passer un adolescent à l’âge d’homme.

John Katzenbach : Une histoire de fous (Pocket, 7.70€)

A travers le regard de Francis Pertel, interné très jeune pour schizophrénie, on découvre l’univers terrifiant d’un hôpital psychiatrique où un meurtre sordide s’est produit.

Assisté de Peter le pompier, Napoléon, Bird et d’autres patients, Francis va épauler la jeune enquêtrice pour dénouer cette affaire.

Dans l’ambiance de Vol au-dessus d’un nid de coucou, cet excellent thriller offre aussi une belle leçon d’humanité ! 

Ian McEwan : Samedi (Folio, 7.90€)

Chirurgien renommé, mari comblé, père fier et respecté, résidant dans de beaux quartiers, Henry Perowne est un homme heureux.

Mais ce samedi ordinaire, planifié, tourne au cauchemard.

Dans un suspens tout à fait hitchcokien, Mc Ewan pointe du doigt toutes les phobies de notre époque :

« Londres est une ville qui attend sa bombe comme des centaines d’autres. »

Bertina Henrichs : La joueuse d’échecs (Le Livre de Poche, 5€)

Dans ce livre plein de soleil, vous découvrirez l’étonnante métamorphose d’une femme de chambre. Ce beau portrait de femme a des parfums de Pagnol. Et le petit monde d’Eleni, Panis, Kouros est rafraîchissant comme un verre d’ouro à la terrasse d’un petit café grec.

Claudie Galley : Dans l’or du temps (Babel, 8.50€)

Sous le soleil et la pluie normande (Varengeville, Dieppe ?) se joue et se dénoue le destin de deux êtres que tout oppose : un jeune père de famille en vacances et une femme âgée, aventurière.

On y croise André Breton et Elisa, Max Ernst, la sagesse Hopi et sa magie, sa mystique…

Olivier

Colum McCann : Danseur (Pocket, 7.60€)

« Il est libre Max, y’en a même qui disent qu’ils l’ont vu voler ». Sauf qu’il s’appelle Rudolf Noureev et qu’il est le plus grand danseur du XXe siècle. En ces temps de guerre froide, il brûle les planches des théâtres du monde entier, solaire et impossible, exilé et universel. C’est donc une grande réussite que ce portrait, où le frivole et le tragique cessent d’être antinomiques.  

Juan Carlos Onetti : A une tombe anonyme (Folio, 2€)

Un vieux bouc cabossé suit un corbillard tout aussi cabossé vers le cimetière. Point de départ tragi-comique de ce texte qui permet à Onetti de se pencher avec une ironique tendresse sur « l’humaine condition ». En aquaboniste virtuose, au gré de phrases sinueuses, ces fantaisies désabusées délivrent des perles d’humour noir, tel ce fumeur décrétant que « l’avenir ne mérite pas qu’on se surveille pour lui ». Savoureux, vous dis-je.

Erri de Luca : Pas ici, pas maintenant (Folio, 4.20€)

A partir de photos familiales, une « voix » évoque quelques traces de « l’immensité de l’enfance », sans nostalgie, amertume ou je ne sais quel sentimentalisme convenu. Les sensations, les sentiments, les êtres, les compréhensions resurgissent dans une tension anxieuse et souvent poétique avec le présent. Le langage et la vie, l’un tout contre l’autre, appui et cloison dans un puissant corps à corps, nous offre ce texte remarquable de densité.     

Nuala O’Faolain : L’histoire de Chicago May (10/18, 8.60€)

Chicago May, un nom de gangster, elle le fut. Elle eut le champagne, les hommes, les bijoux. Mais aussi les chaînes. Qu’importe, femme, Irlandaise, immigrée, pauvre, XIXe siècle : ces mots résonnent comme des chaînes aussi. C’est le départ. Et puis c’est non. Même si ça peut coûter cher. Les temps sont durs. Son sort est-il enviable ? Même dans la déchéance une lumière irréductible, en absolu désir de liberté. Ah la Belle Epoque !

Jonathan Safran Foer : Extrêmement fort et incroyablement près (Points, 8€)

Oskar, petit bonhomme surdoué de 9 ans, a perdu son père dans les attentats du 11 septembre.

Quelle détresse, quelle force, quelle inventivité va-t-il mettre en place pour aller de l’avant ?

Ce roman, d’une très grande originalité par tant de côtés, sait être drôle (hé oui), tellement émouvant et se révèle un hymne à la surprise comme voie réparatrice au deuil, à l’injustice. Magnifique.

Pascal

Joseph  Boyden : Le chemin des âmes (Le Livre de Poche, 6.95€).

Boyden, auteur d’origine amérindienne, nous plonge dans l’histoire de la Première Guerre mondiale, au travers du destin tragique de deux frères de la tribu Cree, engagés dans les tranchées. Un roman plein de bruit et de fureur, contrebalancé par la vision de la culture, proche de la nature, des Crees.

Un livre poignant, sombre et pourtant une belle célébration de la vie.

Maurice Attia : Pointe rouge (Babel, 12.50€)

Deuxième enquête de Paco Martinez, pied noir rapatrié d’Algérie, inspecteur de police dans le Marseille des années 60.

Un polar raconté à plusieurs voix par les différents protagonistes. Sur fond de mai 68, de bourbier politique gaulliste et de débordements, du fameux S.A.C., service d’action civique. Un roman noir qui décrit efficacement les côtés sombres de la politique intérieure française.

Franz Bartelt : Le bar des habitudes (Folio, 6.30€)

Seize tranches de vie qui se transforment en contes quasi fantastiques. Un cocktail de cruauté et de tendresse. Il y a des écrivains que leur verve, leur fantaisie, leur inventivité font qu’on les lit avec un plaisir sans borne. Bartelt est de ceux-là.

Arkati et Gueorgui Vaïner : La corde et la pierre (Folio, 7.90€)

Un roman noir russe phénoménal, publié juste après la chute du mur de Berlin mais écrit quinze ans plus tôt. Sous prétexte de raconter l’enquête menée par Aliocha, un auteur poivrot qui chercher à démêler l’intrigue de la mort du père de sa petite amie, les auteurs nous plongent dans le système étouffant de la bureaucratie soviétique.

Une façon passionnante de décrypter 40 ans d’histoire russe.

Tim Willocks : Bad city blues (Points, 7€)

Un million de dollars, deux frères ennemis, Luther vétéran du Vietnam, Cicéro, un psy quelque peu allumé, un shérif sadique et véreux, et au milieu, Callie, ex-prostituée cocaïnomane : tels sont les ingrédients de ce roman policier explosif, très cru, vénéneux, violent. Un univers très proche d’auteurs comme Ellroy, Thompson, Goodis. De belles références donc !

Rachel

Erlend Loe : Autant en emporte la femme(10/18, 7.90€)

La relation entre un homme et une femme, quoi de plus banal ? Et pourtant, Erlend Loe en fait un roman original et touchant : la valse des incompréhensions, des doutes, des compromis, mais aussi des moments de grâce, décrits avec un humour déconcertant, parfois absurde, mais dans lesquels chacun pourrait bien se reconnaître.

Kazuo Ishiguro : Auprès de moi toujours (Folio, 7.40€)

Arrivée à un tournant de son existence, Kathy laisse les souvenirs du passé abolir le présent. A travers son évocation des événements, petits et grands, qui ont jalonné son enfance, se dessinent les destins entrecroisés de Tommy et Ruth, également élevés à Hailsham… Quelles fêlures se dissimulent sous la fragile apparence de ce bonheur idyllique ? Un roman troublant de réalisme, profondément humain, qui laisse songeur.

Risa Wataya : Appel du pied (Picquier poche, 6€)

Avec le regard acéré et sans complaisance de l’adolescent, Wataya Risa dissèque cette période trouble agitée de sentiments contradictoires, violence sourde, frustration, pulsions indéfinies, mais aussi lucidité et une certaine forme d’autodérision. Elle décrit avec une grande justesse les désillusions, l’incertitude des sentiments qui s’ébauchent, le refus des compromis, ce qu’on essaie d’atteindre sans savoir ce qu’on cherche…

Divid & Leigh Eddings : La rédemption d’Althalus – 1/ Les yeux d’Emeraude (Pocket, 7.20€)

Un sympathique voleur devenu mage bien malgré lui, un petit vol qui tourne à la quête divine, une chatte adorable mais un peu susceptible, un Grimoire mystique, un dieu maléfique dont il faut contrecarrer les plans… Des motifs classiques de la fantasy, qui sous la plume des Eddings deviennent une épopée entraînante et pleine d’humour. Pour les amateurs de fantasy qui ne se prennent pas au sérieux !

Jean Teulé : Le magasin des suicides (Pocket, 5€)

Mishima, Lucrèce, Vincent, Marilyn… Dans la famille Tuvache, on a l’amour du travail bien fait. Leur boutique : « Le magasin des suicides », leur slogan : « Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort ! »

Mais comment lutter contre cet ennemi qui s’infiltre sournoisement… la joie de vivre ?

Avec un style grinçant, Jean Teulé signe ici un livre… mortellement drôle !

Serge

Bernard Foglino : Le théâtre des rêves (10/18, 7.40€)

Ce livre est un étonnant premier roman. Il raconte l’histoire tout à tour loufoque et inquiétante d’un chercheur de pièces rares pour collectionneurs. Humour jubilatoire et personnages gravement déjantés sont au rendez-vous.

Attention : si vous êtes allergique au football, passez votre chemin : le théâtre des rêves est le surnom du mythique stade de Manchester United et les vignettes Panini jouent un rôle très important dans l’histoire !

Jean-Paul Dubois : Hommes entre eux (Points, 6€)

On retrouve dans ce roman la qualité d’écriture de Jean-Paul Dubois et sa capacité à créer des personnages immédiatement attachants. L’histoire de ces deux homme qu’une même femme a quittés est formidable. La douleur qu’ils portent en silence est particulièrement émouvante et est magnifiée par la beauté des paysages enneigés canadiens.

Bret Easton Ellis : Lunar Park (Pocket, 7.70€)

Bret Easton Ellis s’imagine en père de famille vivant dans une riche banlieue américaine. Evidemment, rien ne se passe comme on pourrait l’imaginer et on est rapidement entraîné dans une sorte d’autobiographie fictive dans laquelle on est tout à tout amusé, étonné, ému et même parfois horrifié.

Avec une grande maîtrise et son humour fin et détaché, Ellis signe  à nouveau un grand roman et dénonce au passage les travers de l’Amérique contemporaine.

John Murray : Quelques notes sur les papillons tropicaux (10/18, 8.60€)

Un magnifique recueil de nouvelles ! Un style maîtrisé, des personnages attachants et des histoires émouvantes font de ce premier livre une des belles surprises de cette année.

Jay McInerney: Bright lights, big city (Points, 9€)

Nous suivons dans ce livre les pérégrinations nocturnes d’un apprenti  écrivain dans le New York des années 80. Le champagne, la cocaïne et la littérature sont-ils des remèdes efficaces contre le mal de vivre ?

Ce premier roman du toujours remarquable Jay McInerney est enfin réédité. A découvrir d’urgence si vous n’avez pas encore lu ce  « journal d’un oiseau de nuit ».

Véronique

Kris Nelscott : Blanc sur noir (Editions de l’Aube, 11€)

Chicago 1968. Le détective Smokey et Jimmy s’y cachent depuis qu’ils ont fui Memphis où Jimmy a été le témoin très gênant du meurtre de Martin Luther King.

Kriss Nelscott manie avec brio l’intrique et nous donne un témoignage formidable sur la condition des noirs aux Etats-Unis.

Henning Mankell :Tea-bag (Points, 7€)

Rencontre étonnante entre un poète, prié par son éditeur d’écrire un policier (ça se vend mieux) et une jeune femme immigrée qui cache son identité.

Les conversations du poètes avec ses acolytes sont drôles, l’histoire de Tea-bag tragique, l’alchimie de Mankell enchante.  

Mario Vargas Llosa : Tours et détours de la vilaine fille (Folio, 7.90€)

Que de tours et de malices chez cette vilaine fille tant aimée par son ami Ricardo « le beau garçon ». Opportuniste manipulatrice, tantôt guerillera dans le Cuba de Castro, épouse d’un diplomate à Paris puis d’un aristocrate à Londres, elle joue avec l’amour irraisonné de Ricardo.

Au travers de cette histoire d’amour insolite, on découvre le Pérou en pleine révolution.

Arnaldur Indridason : La voix (Points, 7.50€)

Le commissaire Erlendur Svensson enquête sur l’assassinat d’un Père-Noël exerçant dans un hôtel de luxe, tout près de la maison de son enfance.

Une fois de plus, Erlendur se bat avec ses souvenirs, les problèmes de sa fille, et une enquête difficile que le directeur de l’hôtel voudrait discrète.

Rosa Montero : La fille du Cannibale (Points, 8€)

Le mari de Lucia disparaît dans un aéroport. Celle-ci, d’abord accablée, fait le point sur son mariage et sa vie. Elle rencontre Félix, quatre-vingt ans, et Adrian, vingt ans, qui vont bouleverser sa vie. L’un ancien anarchiste, l’autre naïf et séduisant. Lucia si fade se révèle une femme sensée et décidée, prête à tout changer à quarante ans. Félix quant à lui nous embarque avec bonheur dans le récit de sa vie et de la guerre d’Espagne.

 


Réagir

[Haut de la page]

Lire | Approfondir | Rencontrer | Prix Littéraires | Dialoguer
Notre histoire | Nous contacter
Votre profil | Votre commande | Conditions de vente

Pour tout commentaire sur le site, écrivez au webmaster

Copyright © 2002 - Librairie La Galerne
Réalisation GER Telecom - Conception Librairie Dialogues
Hébergement Link By Net