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Séra
Auteur de bande dessinée, Séra a fait paraître
Sortie de route
Antichambre de la nuit
HKO
Impasse et rouge
Les processionnaires
Un album fantastique, bourré de suspence. Avec des dessins proches de la peinture, et des couleurs qui restituent bien l'ambiance de la forêt. - Commander
L'eau et la terre
Delcourt (2005) - 14.95 €
Le choix de Pascal
Des destins se croisent sur une route, au lendemain du 17 avril 1975, quand les Khmers rouges ont brutalement évacué toutes les villes du Cambodge. Ils se savent tous en sursis, au point de se définir comme des « gens n’étant pas encore morts ». Ils font partie des trois groupes qui seront au cœur de la tragédie à venir : paysans, citadins et Khmers rouges…
Un très bel album « à la mémoire de ceux qui ont dû prendre la retour sans retour possible ». Outre le fait de relater et de donner un aperçu sincère d’un événement de l’histoire mondiale, Séra nous donne à voir des dessins de plus en plus beaux qui font penser à de la photo.
« La guerre qui en 1970 gagna le Cambodge fit cinq cent mille morts. La plupart étaient des civils, innocents morts sous les bombes, coupables de se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment. Puis, le 17 avril 1975, les Khmers rouges entrèrent dans Phnom Penh. Pendant trois ans, huit mois et vingt jours, ils firent régner un régime de terreur, provoquant près de deux millions de morts, dans un pays de sept millions et demi d’habitants. Des hommes, des femmes, des enfants, coupables d’être les « ennemis de classe » du nouveau régime, c’est-à-dire d’être nés au mauvais endroit, au mauvais moment. Génocide ou crime contre l’humanité ? Trente ans plus tard, les experts continuent de discuter sur le choix des termes pour qualifier ce désastre. Les morts, eux, ne savaient même pas pourquoi ils allaient mourir. S’agissait-il d’une idéologie délibérément criminelle, ou des dérapages incontrôlés d’une révolution ? La tyrannie au service d’une utopie meurtrière. Cela commença par la suppression de tous les droits et de toutes les libertés, le bannissement de toute forme de culture et de pensée, la déportation, la perte de tous les repères, l’arbitraire des exécutions sommaires, les travaux forcés, la famine, la terreur planifiée, l’humiliation, l’épuisement… et cela nous mena jusqu’à la déshumanisation suprême : l’effacement de la mémoire. » (extrait de la préface de Rithy Panh, réalisateur du documentaire « S-21, la machine de mort Khmer rouge », primé au festival de Cannes 2002). - Commander
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