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Le lambeau

Le lambeau

Philippe Lançon

Gallimard

  • par (Libraire)
    23 décembre 2018

    N'hésitez plus ! C'est le livre de l'année !
    Il est limpide, évident, sublime, bourré de références philosophiques, littéraires, musicales, cinématographiques...
    Il dit le sens de la vie, le courage, l'espoir...
    A lire absolument !

    Agnès


  • par (Libraire)
    29 novembre 2018

    Prix Femina 2018

    À l'instar de Michel Houellebecq avec "Soumission" en janvier 2015, Philippe Lançon a fait l'événement de la rentrée littéraire 2018 avec son récit, "Le Lambeau".

    Il y raconte sa reconstruction après de graves blessures au visage lors de l'attentat de Charlie Hebdo. Sans hostilité, il y relate ce que ces événements ont fait de lui, malgré lui. La dimension littéraire rend son témoignage pénétrable. À la lumière de son talent pour interpréter le réel, on sent le salut qu'il a trouvé dans l'écriture.

    "Le Lambeau" a été couronné par le Prix Femina ; une lecture indispensable !


  • par (Libraire)
    18 novembre 2018

    La lecture du début de la présentation du livre ne m’avait pas du tout donné envie de l’ouvrir. C’est la sollicitation d’une proche de ma famille qui m’a incité à y jeter un regard. Et je ne l’ai plus lâché.
    Philippe Lançon était dans la salle de rédaction de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015 quand deux hommes armés ont tiré sur les journalistes. En deux minutes, douze personnes ont été tuées. Philippe Lançon a été grièvement blessé aux bras et, surtout, au visage, sans même avoir le le temps de réaliser ce qui se passait : "il m’était encore impossible de déterminer la nature de la chose". Dans les instants qui suivent la tuerie, comme dédoublé, "l’homme d’avant" se demande : "Mais étais-je, à cet instant, un survivant ? Un revenant ? Où étaient la mort, la vie ? Que restait-il de moi ?" Il essaie de comprendre ce qui est arrivé . Une chose est sûre "Bernard est mort, m’a dit celui que j’étais, et j’ai répondu, oui, il est mort". Il y a un avant et un après, une césure implacable, deux histoires et deux mondes. Et "Celui que je devenais a voulu pleurer, mais celui qui n’était pas tout à fait mort l’en a empêché. Il a dit : "Ils sont partis, maintenant il faut se relever."" Et Philippe Lançon s’est relevé.
    Il a effectué un long parcours médical, été hospitalisé des mois à la Salpêtrière, puis aux Invalides, a subi de nombreuses interventions chirurgicales pour reconstituer sa mâchoire inférieure et retrouver la parole. Dans les trois quarts du livre, il raconte avec pudeur son quotidien d’hospitalisé surveillé jour et nuit par deux policiers armés, les interventions au bloc, les soins, la vie du service, les relations avec les soignants -dont Chloé, "ma chirurgienne", les autres hospitalisés, les bruits, les odeurs, les perfusions qui l’ont nourri tant que sa mâchoire n’était pas restaurée. Et la compagnie de sa compagne Gabriela, de son frère, de ses amis qui peuplent sa solitude qu’occupent aussi les morts, "je parlais aux morts plus qu’aux vivants".
    Pour rester du côté des vivants, Philippe Lançon s’est créé des rituels : lire et relire la mort de la grand-mère dans "La recherche" de Proust, écouter diverses interprétations des préludes de Bach, lire et relire ses auteurs préférés, et dès que cela a été possible, aller au théâtre, au concert. La fréquentation de l’art l’a aidé à vivre et à supporter la souffrance, "pas question de m’agiter ou de me plaindre en présence de Bach".

    "Le lambeau" est un hommage à l’hôpital public, aux soignants, à Chloé sa chirurgienne, à leur entêtement à le réparer, à un monde, finalement, où sans jouer au héros, on met tout en œuvre pour soigner les vivants. Philippe Lançon écrit ce qu’il a vécu dans une langue superbe, précise, puissamment évocatrice.
    Je dois avouer qu’il m’a fallu attendre d’avoir lu le chapitre hallucinant où il raconte l’attentat pour saisir toute la grandeur du récit et pour faire avec lui, à ma mesure, le chemin qui l’a mené à son retour dans le monde normal, le chemin qui l’a fait quitter le monde des morts et préférer le monde des vivants. Le lisant, j’ai pu entrer dans cet événement d’une violence glaçante, inimaginable, suivre son chemin pour s’en éloigner et la mettre définitivement à distance. Souvent, très souvent, j’ai été fasciné par cet homme qui a connu une telle violence, vécu cette souffrance physique et de la perte de ses camarades, qui à aucun moment n’a eu une parole de haine, ni une plainte, qui ne s’est jamais effondré en larmes. Son absence de haine m’a touché et ému. Son récit m’a bouleversé, en témoigne cette note de lecture que je rédige plus d’un mois après avoir terminé ma lecture. Je crois pouvoir dire que j’ai été enrichi de son humanité.


  • 11 novembre 2018

    [**Le lambeau de Philippe Lançon rejoint notre sélection q u o i  l i r e ? #29
    Découvrez ce qu'en pensent les libraires ici**](http://www.onlalu.com/quoilire?ql=33904)

    [**Le Lambeau est le coup de coeur de la librairie Saint Pierre à Senlis dans notre rubrique q u o i  l i r e ? #46**](https://www.onlalu.com/2018/11/06/quoi-lire-46-36762)

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Libraire)
    10 novembre 2018

    Chef-d'œuvre

    Que dire de plus de ce livre magistral qui n’a déjà été évoqué…. Victime de l’attentat contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, Lançon raconte le calvaire de sa reconstruction mentale et physique. Sans pathos ni aucun esprit de vengeance, le journaliste est toujours juste. Gueule cassée du XXIème siècle, l’auteur décrit à merveille le milieu hospitalier avec son long cortège de soignants remarquables. Avec le soutien sans faille de sa famille et de ses amis, il trouve aussi de la force dans la littérature. La plume est parfaite, le français magnifique et les phrases fluides. Ce récit est l’un des plus grands livres qu’il m’a été donné à lire dans ma vie de grande lectrice. La vie de Lançon a été bouleversée par cette tragédie et la mienne l’a été (toute proportion gardée par rapport à ce qu’il a vécu) à la lecture de ce chef d’oeuvre.


  • 5 novembre 2018

    Guérison, Hôpital

    C’est sur les conseils avisées d’une amie, après son coup de cœur de l’été, que je me décide à ouvrir ce livre dont le titre m’a parfois dérangé.

    À l’instar des parents de Philippe (permettez que je vous appelle Philippe ?) qui n’ont jamais lu Charlie Hebdo, je n’ai pas souvenir d’avoir lu un quelconque article de Philippe.

    Je savais à quoi m’attendre, mais, contrairement à Dante, je n’avais pas abandonné tout espoir en entrant dans ces pages.

    Rapidement : Philippe est journaliste à Charlie Hebdo et se rend, ce mercredi 7 janvier à la réunion hebdomadaire. Malheureusement, deux terroristes s’y rendent aussi. Philippe est touché à la mâchoire et aux bras.

    De ses cicatrices aux bras et aux mains, il ne dit pas grand chose, si ce n’est que régulièrement, les femmes de son entourage le massent.

    En revanche, le récit de ses 3 mois de réparation de gueule-cassée constitue la matière principale du livre.

    J’ai retrouvé cette sensation, après un choc, qui fait que l’on n’est ni dans ce monde ni vraiment ailleurs et qui nous fait chercher désespérément un objet dans le chaos comme si notre vie en dépendait. L’esprit humain réagit ainsi face à la catastrophe, pour se protéger. L’auteur parle de temps interrompu, qui peut durer des semaines et des mois.

    L’auteur a su me rendre sensible le cocon qui se créé dans sa chambre d’hôpital qui devient un lieu à part, loin du tumulte du monde.

    Un bel hommage rendu aux soignants, chirurgien comme aide-soignants, mais aussi policiers qui l’accompagnent chacun à leur façon, dans cette reconstruction qui ne dépend pas de lui.

    J’ai tout de même été étonnée par le nombres de passage au bloc : tous les 5 jours avec anesthésie générale à chaque fois, moi qui mets une semaine à me remettre d’une telle anesthésie, avec nausées et j’en passe.

    J’ai aimé les citations du Capitaine Haddock qui lui reviennent en mémoire, et qui côtoient celles de Kafka et de Proust.

    J’ai aimé que le patient se serve littéralement de la littérature puis de l’art pour revenir dans la vie.

    J’ai été en revanche déçue qu’il ne parle pas plus de son parcours avec sa psy, comme le laissait évoquer le début du roman.

    De longues phrases qui m’ont maintenue sous le charme tout au long de ma lecture, créant à leur tour un cocon d’où il m’était difficile de m’extraire pour revenir à la vraie vie.

    L’image que je retiendrai :

    Celle des lieux chargés d’histoire dans lesquels séjourne Philippe : La Salpêtrière et bien sûr les Invalides.

    Quelques citations (mais il y en aurait tellement….) :

    Pascal : « Tout le malheur des hommes vient de ce qu’ils ne savent pas rester au repos dans une chambre." (p.133)

    "Celles de la Salpêtrière me rappelaient à quel point la salle de bain est le lieu de toutes les hontes et de quelques découvertes." (p.235)

    "J’ai senti de nouveau, mais avec une force inédite, qu’on mourait un nombre incalculable de fois dans une vie, des petites morts qui nous laissaient là, debout, pétrifiés, survivants." (p.237)

    "Oui, c’est comme ça" (p.269 et alii)

    "La maladie n’est pas une métaphore, elle est la vie même." (p.414)

    "Les chirurgiens pensent et disent certaines choses. Nous sommes là pour les surprendre." (p.496)

    À propos de sa rencontre avec Houellebecq : "Il m’a regardé fixement et il a dit cette parole de Matthieu : « Et ce sont les violents qui l’emportent. »" (p.502)

    https://alexmotamots.fr/le-lambeau-philippe-lancon/


  • par (Libraire)
    8 août 2018

    Le lambeau

    Longtemps, j’ai tourné autour du Lambeau. Je me disais qu’il y avait d’autres titres à lire. Plus tard, que les lecteurs qui avaient eu envie de le prendre l’avaient déjà lu (et n’avaient donc pas besoin de moi.), que c’était peut-être plus du récit que de la litté (je lis assez peu de récits), et puis comme feelgood book pour l’été, y’avait mieux. La vérité, c’est que je n’était pas prête. Je n’étais pas prête à pénétrer dans les locaux de Charlie hebdo au moment de l’attentat (même si c’était uniquement par le biais d’un texte), je n’étais pas prête à passer 500 pages aux côté de Philippe Lançon, pas prête à écouter ce qu’il avait à nous dire du trauma indescriptible qu’il avait pu vivre.

    Et puis, un soir, en rentrant, je tombe l’émission de Fabienne Sintes (dont la voix m’hypnotise à chaque fois, je dois dire) consacrée à Philippe Lançon et sa chirurgienne Chloé Bertolus.
    Le fait qu’il soit sur le plateau avec sa chirurgienne m’intrigue. Je découvre ainsi Philippe Lançon (dont je ne connais pas les articles puisque je ne prends malheureusement pas le temps de lire la presse) et le duo qu’il forme avec son médecin. Le lendemain, je mets Le lambeau dans mon sac, me disant que c’était trop con de passer à côté. Certes, à la lecture, ça risquait de piquer un peu, mais bon, moi je serai tranquille dans mon canap’ sans me demander quel partie de mon corps on utiliserait pour me refaire la mâchoire.

    J’ai refermé le livre il y a bientôt un mois. Je suis partie en vacances peu après, si bien que je n’ai pas pu le conseiller aux lecteurs. Et heureusement, parce que j’en aurais été bien incapable d’en parler. Je suis, habituellement, plutôt volubile quand un livre me plait, mais, parfois, c’est trop remuant et je n’y arrive pas dans l’immédiat. Alors, aujourd’hui, je tente.

    La première chose qui m’a frappée lorsque j’ai ouvert Le lambeau, c’est l’écriture de Philippe Lançon. Je ne sais précisément à quoi cela tient, mais, dès les premières pages, j’étais embarquée, avec l’envie de découvrir, également, ses articles. J’avais face à moi un écrivain accompli et ce fut une vraie rencontre littéraire.

    Évidement, après l’immédiateté de l’écriture vient le contenu. J’ai donc pu voir l’attentat de Charlie Hebdo de l’intérieur (chose que j’avais eu le luxe de m’épargner jusqu’à présent.), la blessure de Philippe Lançon et les années de reconstruction qui s’en suivirent. Et là, c’est l’histoire qui m’a happée. La relation soignant-soigné, les angoisses, l’attente, la colère, l’inconnu, les amis, les amours, la littérature, le théâtre, l’art. L’auteur nous décrit son parcours au long cours avec un mélange de sincérité et de pudeur absolument déconcertant.

    Bref, un très grand livre que je ne peux que vous recommander chaudement.

    Emma


  • par (Libraire)
    23 mai 2018

    Témoignage magistral.

    Philippe Lançon, terriblement mutilé lors de l'attentat de Charlie Hebdo, offre le récit sensible et d'une grande honnêteté de sa reconstruction.
    Une reconstruction physique qui passe par 22 interventions chirurgicales de son visage... une reconstruction de la "vie d'après" où la musique, la littérature et la culture en général jouent un rôle majeur.
    Sans pathos ni rancœur, c'est un témoignage sublime.


  • par (Libraire)
    19 mai 2018

    7 janvier 2015. La rédaction de Charlie Hebdo est massacrée. Philippe Lançon, membre de la rédaction, est grièvement blessé. Bien que vivant, quelque chose en lui est mort ce jour-là. L’auteur nous livre ici une véritable descente aux enfers. Du récit de l’attentat à l’arrivée des secours, de son hospitalisation à la tentative de renouer avec la vie, l’innommable prend corps en un texte, souvent insoutenable, mais d’une rare puissance. On souffre, on halète à sa lecture, un ambivalent sentiment de compassion et de dégoût nous envahit, quelque chose nous pousse à souffrir avec lui tout en fermant les yeux. « Je ne souffrais pas, j’étais la souffrance » nous dit-il en compagnie de Kafka, Proust et autre Bach. Récit des plus viscéral, Philippe Lançon nous livre ici son calvaire d’une répugnante beauté, son lambeau perdu à jamais est restitué avec une telle élégance qu’on n’en ressort pas indemne. Un livre marquant qui fait date !


  • par (Libraire)
    23 avril 2018

    Livre exceptionnel d’une rare profondeur

    Un extraordinaire témoignage avec une question primordiale : qu’est-ce qui fait de nous des êtres humains ?
    Le livre de ce début d’année !

    Véronique Dupré