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UN AUTOMNE DE FLAUBERT

Un automne de flaubert

Alexandre Postel

Gallimard

  • par (Libraire)
    7 avril 2020

    Homard et bain de pied !

    L'auteur de « Madame Bovary » devient à son tour un personnage de roman sous la plume d'Alexandre Postel qui se saisit de l'auteur normand à l'automne de sa vie, alors qu'il a déjà une cinquantaine d'années. Ce pauvre Gustave déprime, n'écrit plus, la faillite menace l'époux de sa nièce Caroline pour laquelle il est un tonton-gâteau et il risque bien d'être expulsé de sa maison natale, son antre d'écriture du Croisset, près de Rouen, au bord de Seine. Bref, rien ne va plus. Autant partir maintenant. Gustave fait un pas de côté. Il quitte la Normandie pour se confiner en Bretagne, à Concarneau où il trouve refuge et consolation auprès d'un ami qui y dirige la station de biologie marine. Le grand "Flau" va y passer deux mois d'automne en s'installant dans une auberge. C'est ce temps d'attente, ce suspens, cette villégiature qu'Alexandre Postel raconte avec finesse, délicatesse et humour. Il y dépeint des instants quotidiens, très simples, inattendus et cocasses. Gustave déguste des homards, nage, prend des bains de mer, observe d'un œil goguenard les poissons, les coquillages et les crustacés de son ami biologiste. Flaubert a touché le fond et là, au bord de mer, il refait surface. Comme le homard, il fait sa mue et se construit une nouvelle carapace. Et de nouveau, le virus de l'écriture le reprend et l'agite !
    Ce formidable portrait de Flaubert est celui d'un colosse au pied d'argile, celui d'un homme fébrile, fragile et sensible, un brin moqueur, toujours curieux qui sort d'une dépression en se mettant à l'écart, comme en retrait du monde. Le tout servi par la narration d'Alexandre Postel tout en ambiance, en atmosphère, composée comme une série de tableaux couleur pastel.


  • par (Libraire)
    26 février 2020

    Très belle réussite littéraire

    Flaubert, en proie à une forte mélancolie, dépressif et totalement perdu, part se ressourcer à Concarneau.
    Alexandre Postel relate et imagine ce moment particulier, cette parenthèse dans la vie de Flaubert où l’écrivain retrouve peu à peu le chemin sinueux de l’inspiration et de l’écriture.
    Une très belle réussite littéraire, pleine de vie, d’intelligence et d’admiration !


  • par (Libraire)
    21 février 2020

    Pauvre Flaubert

    Gustave Flaubert n'en peut plus. Il n'arrive plus à écrire, il est jaloux de Victor Hugo et il a de gros problèmes d'argent. Même George Sand a du mal à lui remonter le moral. Il décide donc de partir en Bretagne pour y retrouver la mer et pourquoi pas, un peu d'espoir.
    Ce quatrième roman d'Alexandre Postel est un court texte plein de tendresse et d'ironie, parfois de cruauté, de poésie aussi. On y sent que petit à petit et l'air de rien, la noirceur de ses premiers livres fait place à la douceur.


  • par (Libraire)
    9 février 2020

    Une attachante et brillante introduction à Flaubert

    "Un automne de Flaubert", court et vif roman, pourrait se lire comme une attachante introduction à Flaubert. Non à l’œuvre de Flaubert bien entendu, mais à l'homme Flaubert, ce géant aux allures de viking, sujet à des accès de terrible mélancolie , accablé par la bêtise de ses contemporains, et que seul sauvent la lecture (celle en particulier de ses chers Homère, Goethe, Rabelais, Shakespeare). Et l'écriture, la rage d'écrire, et l'obsession du beau qui l'accompagne, et peut le conduire à passer une journée entière à peaufiner une seule phrase.
    A l'automne 1875, date à laquelle Alexandre Postel situe son roman, Flaubert est dans une détresse profonde. Des revers de fortune l'on conduit au bord de la ruine, il a totalement arrêté d'écrire. Il ne s'est pas remis de la victoire de la Prusse en 1870, qui pour lui signifie la défaite de la civilisation latine à laquelle il se sent plus que tout autre appartenir, face à « l'abominable combinaison du militarisme et de l'utilitarisme » qu'incarne la Prusse. Il décide alors de retourner en Bretagne, où il a trente ans auparavant marché avec Maxime Du Camp « par les champs et pas les grèves ». A Concarneau plus précisément où son ami le Docteur Pouchet (qui a sa rue à Rouen ) mène des recherches sur la faune aquatique. Et là Flaubert « prend des bains de mer, se promène sur la côte, s'empiffre de homards ». Observe d'un œil circonspect Pouchet disséquer des raies, passe beaucoup de temps à regarder la mer, discute avec la jeune servante de la pension où il s'est installé, dort beaucoup. Et se remet à écrire. Et c'est là où le roman d'Alexandre Postel prend une autre dimension. Après avoir accompagné Flaubert dans son oisiveté, on l'observe à sa table, en train d'entreprendre l'écriture de la Légende de saint Julien l'Hospitalier, conte médiéval que Flaubert, inspiré par un vitrail de la cathédrale de Rouen, avait depuis longtemps en projet,. Et c'est passionnant. On suit Flaubert dans la construction de son plan, puis dans l'élaboration de la première phrase du conte. Et surtout, au long d'un chapitre entier (pour lequel Alexandre Postel s'est appuyé, comme pour le reste, sur une riche documentation qu'il cite à la fin du livre) on voit comment il passe, dans la "scène du pigeon" des quelques mots qu'il a d'abord jetés sur le papier : "pigeon fronde cela lui enfle le cœur", à la scène entière, cinq phrases d'une beauté fulgurante, qu'on ne dévoilera pas ici, bien entendu...
    Si bien qu' "Un automne de Flaubert", qu'on peut lire comme une introduction attachante à l'homme Flaubert, est aussi une introduction brillante, et finalement rare, à l'écrivain Flaubert.

    Jean-Luc


  • par (Libraire)
    31 décembre 2019

    Septembre 1875, Flaubert est en plein questionnement. Il n’arrive plus à écrire, a des problèmes d’argent, craint que sa nièce ne vende sa maison de Croisset. Aussi décide t-il de rejoindre son ami Georges Pouchet à Concarneau. Les quelques semaines de son séjour en Bretagne lui permettent de retrouver une sorte d’apaisement, de quiétude et surtout l’envie d’écrire. Une ode à la Bretagne, à l’amitié et à Flaubert !
    Valérie