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Le ghetto intérieur

Le ghetto intérieur

Santiago H. Amigorena

Gallimard

  • par (Libraire)
    2 avril 2021

    Une lecture bouleversante !

    Un roman puissant sur l'exil et la culpabilité. Une des très belles lectures de la rentrée !


  • par (Libraire)
    13 février 2021

    Coup de coeur d'Evelyne

    Amigorena nous raconte Vicente, son grand-père, juif, ancien officier polonais, épris de culture et de langue germanique, et qui a fui en Amérique Latine dans les années 20. A l’époque, Vicente fuyait les progroms, un peu, mais surtout sa famille qui lui pesait, persuadé qu’il ne pourrait devenir lui-même que loin de ces gens qui l’étouffaient, notamment sa mère. Longtemps, bien qu’il soit devenu plus argentin que les Argentins, il sera nostalgique de la grandeur de la Pologne et de la culture allemande… et puis, peu à peu, les nouvelles arrivent d’Europe : Vicente a du mal à y croire ! Il invite mollement sa mère et son frère à le rejoindre en Argentine mais n’insiste pas car sa vie lui plait telle qu’elle est. Quand il comprend l’ampleur de l’horreur nazie, il est trop tard : le ghetto de Varsovie a déjà avalé sa famille. Vicente en deviendra muet, de stupeur, de culpabilité…
    Non pas un énième roman sur la Shoah mais un roman sur un sujet moins souvent traité : la culpabilité des survivants et les effets de cette culpabilité sur les générations suivantes.
    Librairie La Promesse de l'Aube


  • par (Libraire)
    3 février 2021

    Admirable de justesse !

    Un jour de 1942, Vicente (le grand-père de l’auteur) a cessé de parler ; il s’est tu. Quatre mots essentiels pour évoquer le très, très beau texte de Santiago H. Amigorena, la culpabilité de ne pas être un bon juif et d’avoir abandonné sa mère dans le ghetto de Varsovie, l’absence aux autres et au monde, l’impuissance qui ronge et qui étouffe et puis le silence, ce silence implacable et inexorable. Il n’y a rien de trop dans ce livre pudique, intime et universel.
    Le ghetto intérieur : où lorsque qu’écrire convoque les mémoires et brise les silences. Admirable de justesse !


  • par (Libraire)
    22 janvier 2021

    Le silence et l'exil

    Buenos Aires, années 30. Vicente Rosenberg a quitté sa Pologne natale et sa famille pour laisser derrière lui les démons du Vieux Continent. Au café Tortoni où il retrouve ses amis pour lire les dernières nouvelles en provenance d'Europe, un doute commence à l'assaillir sur la sécurité de sa famille. Santiago Amigorena nous donne à voir la culpabilité de cet homme, son grand-père, qu'un océan et un conflit mondial séparent de sa famille. Emmuré vivant dans un silence qui va s'épaississant, il est emprisonné par ce ghetto intérieur que sont les remords de l'expatrié, cette malédiction du survivant. L'auteur creuse avec pudeur les plaies qui tenaillent les rescapés de l'Histoire et nous plonge dans l'enfer de la faute vécue comme irréparable. Il nous livre un texte magnifique de retenue, de justesse, et qui m'a profondément touché.

    Martin

    " C'est sans doute une des caractéristiques les plus singulières de l'être humain : de même que le corps lorsqu'on lui inflige trop de souffrance ou lorsqu'il est trop affaibli s'éteint momentanément par l'évanouissement pour pouvoir, comme une simple machine, se rallumer et repartir, l'esprit aussi, lorsque la douleur et l'impuissance sont trop fortes, s'assombrit, s'assourdit, se referme pour survivre, - quelque chose qui est encore humain et qui ne l'est déjà plus, quelque chose qui est encore nous-mêmes et qui n'est déjà plus personne. "