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La Propagandiste

Cécile Desprairies

Seuil

  • Conseillé par (Libraire)
    12 septembre 2023

    Un texte excellent

    L’autrice, historienne de la collaboration, a l’audace d’évoquer les siens et de solder les comptes de l’héritage familial.
    Portrait d’une mère en cheffe de meute pro-nazie antisémite et qui le fut jusqu’à son dernier souffle, portrait de la femme d’un seul homme, "La propagandiste" est un texte excellent !


  • Conseillé par
    10 octobre 2023

    La Propagandiste est un témoignage bouleversant sur une époque où on ne peut réduire la Collaboration avec une quelconque attirance sexuelle, une révolte adolescente et une suite d’un traumatisme vécue. Cécile Desprairies ne se confie pas. Elle applique à sa propre famille et à ses souvenirs, la froide analyse de son métier. La Propagandiste m’a passionnée et terrifiée à la fois.
    Un roman qui je l’espère sera récompensé.
    Chronique illustrée
    https://vagabondageautourdesoi.com/2023/10/10/cecile-desprairies/


  • Conseillé par
    23 août 2023

    1939-1945

    La narratrice est la fille de Lucie, une célèbre propagandiste nazi française.

    Enfant, la narratrice s’interroge sur le gynécée formée par sa mère, sa tante, sa grand-mère : l’ambiance est joyeuse mais certaines phrases sont dites à mots couverts.

    J’ai aimé suivre la progression des découvertes de la fille de Lucie sur sa mère : pourquoi ce gynécée ? pourquoi certains prénoms sont dits à voix basses ?

    Et puis qui était Friedrich ? Petit à petit l’autrice éclaire le passé de sa mère un peu fantasque qui fait fit du code de la route dans sa vielle 2 CV ; emmène ses enfants à l’école quand elle y pense.

    J’ai aimé découvrir la vie de Lucie pendant l’Occupation, deviner son métier de propagandiste, la voir partir aux Etats-Unis quand le vent tourne, apprendre qu’elle va se remarier et comment elle va élever ses enfants.

    Découvrir l’oncle Raphaël qui se sera bien servit pour se meubler dans les appartements vides ; qui créera un célèbre festival Mozart sur la côte d’Azur pour faire oublier sa collaboration.

    J’ai découvert une femme, Lucie, pour qui la vie s’était arrêtée en 1944 à la mort de son amour Friedrich (devenu Frédéric).

    J’ai eu de la peine pour celle qui vivra par la suite sa vie au Subjonctif2 allemand : comme si.

    J’ai aimé que le récit soit mené tambour battant, m’entrainant à la suite de la vie de Lucie sans temps morts.

    Mais je dois avouer que je pense qu’il ne m’en restera pas grand chose d’ici quelques semaines.

    Une citation :

    Et là où le français emploierait un conditionnel, à la façon du langage des enfants qui se figurent des mondes imaginaires, avec le subjonctif2 on reste perché dans le délire sans jamais en redescendre. (p.182)

    L’image que je retiendrai :

    Celle de Lucie se résolvant à brûler les affiches de propagande qu’elle a aidé à créer.