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Se tenir quelque part sur la terre - Comment parler des lieux qu'on aime
EAN13
9782850611803
Éditeur
Premier Parallèle
Date de publication
Langue
français
Langue d'origine
français
Fiches UNIMARC
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Se tenir quelque part sur la terre - Comment parler des lieux qu'on aime

Premier Parallèle

Livre numérique

  • Aide EAN13 : 9782850611803
    • Fichier EPUB, avec Marquage en filigrane
    11.99

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De quel fil sont tissés nos relations aux lieux aimés?
La terre de son enfance pour certains, un paysage pour d'autres, un arbre ou
les murs d'une maison qui a hérité de nos souvenirs. Nous portons tous des
lieux auxquels nous sommes singulièrement reliés – des lieux qu'on aime.

Or la manière dont on parle de cette géographie intime n'est pas neutre.
Parler de " racines ", par exemple, suppose un certain imaginaire, une
certaine idée de votre manière de vous relier. Derrière ces questions de
vocabulaire se déploie en vérité une alternative bien connue : celle qui
oppose un discours " libéral " postulant un homme rationnel libre de toute
attache et idéalement citoyen du monde, ayant toute chose à sa disposition, à
un discours brandissant l'idéal d'une osmose entre les humains et leur lieu de
vie. Globalisme versus néo-nationalisme, écrivait Bruno Latour.

Il est tout autant nécessaire de proscrire un vocabulaire dont les mouvements
d'ultra-droite se nourrissent que de reconnaître l'importance pour les gens de
leur lieu de vie, d'en dégager les enjeux éthiques et politiques et de les
intégrer dans notre conception de la démocratie. Car moins nous respectons
l'affection des gens pour leur milieu, plus ceux-ci éprouvent la frustration
et la colère qui font le lit des positions politiques les plus extrêmes. Et
plus nous délocalisons l'idée même de " citoyen ", plus notre négligence à
l'égard de notre propre milieu augmente. Ce livre, très personnel et dans
lequel Joëlle Zask se penche sur sa propre expérience, nous invite en somme à
un double chemin politique et esthétique, pour penser une nouvelle manière
d'arpenter le monde.
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" Une réflexion profonde et originale. (...) Absolument passionnant. " Ali
Baddou, Le Grand Face-à-face

" Cette théoricienne, pionnière de la démocratie participative (...),
s'inspirant autant de Georges Perec que de l'attachement des Corses à leurs
îles, plaide dans Se tenir quelque part sur la Terre, pour revivifier, par les
mots, par les gestes ou par l'urbanisme, la fécondité que l'on noue avec les
lieux qui nous construisent. " Clémence Mary, Libération
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