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Chère brigande / lettre à Marion du Faouët
  •  
EAN13
9782848052137
ISBN
978-2-84805-213-7
Éditeur
Sabine Wespieser
Date de publication
Collection
Littérature
Nombre de pages
80
Dimensions
18 x 14 x 0 cm
Poids
103 g
Fiches UNIMARC
UTF-8 / MARC-8

Chère brigande / lettre à Marion du Faouët

De

Sabine Wespieser

Littérature

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La silhouette libre et rebelle de Marion du Faouët, « Robin des bois » bretonne qui, dans les premières années du XVIIIe siècle, prenait aux riches pour redistribuer aux pauvres, n’a cessé d’accompagner Michèle Lesbre, traversant comme un feu follet certains de ses précédents livres (notamment Le Canapé rouge, voir citation infra).
Parce qu’une femme aux cheveux roux prénommée Marion, qui avait élu domicile dans une boutique désaffectée en bas de chez elle, a soudain disparu après quelques mois de vie miséreuse, les traits de l’autre
Marion, la « chère brigande », se superposent à ceux de la SDF parisienne, sorte de contrepoint au désarroi de n’avoir pu lui porter secours. Michèle Lesbre, comme pour conjurer le désenchantement et la pesanteur du monde d’aujourd’hui, décide de partir sur les traces
de la Bretonne.
Si la longue lettre qu’elle lui adresse va donner chair et corps à la voleuse au grand coeur, elle sera également pour l’écrivain l’occasion d’un texte très personnel – le « je » narrateur, cette fois, est bien celui de l’auteur –, où ses propres désirs, ses utopies et ses révoltes se confondent avec ceux de Marion.
Dans le train qui conduit Michèle Lesbre à Quimper, les souvenirs de la vie de Marion reviennent par bribes, qui tendent un miroir à la jeune femme qu’elle a été et dont la conscience politique s’est éveillée avec les tragédies de l’histoire : à dix-huit ans, alors qu’elle découvrait la cruauté des hommes lors des premières manifestations contre la guerre d’Algérie, Marion, elle, créait sa bande de brigands. Avec ses comparses recrutés parmi ses proches, elle allait écumer les bois, redresser les torts, forcer les riches fermiers à partager leur blé avec ceux qui, dans une Bretagne exsangue, n’avaient rien. Le Faouët, les monts d’Arrée, Quimper :
tous ces lieux où Marion a grandi et que Michèle Lesbre arpente, évoquent chez la narratrice la fougue et la générosité de son indomptable héroïne. Et même s’il lui arrivait d’administrer quelques coups de bâton,
la « chère brigande » se contentait de frotter à l’ortie les réfractaires. La vraie violence, celle des soldats qui ravageaient la campagne, violaient les femmes, pillaient les paysans, a fini par s’exercer contre elle et ses
complices, vite jetés en prison, torturés, puis exécutés.
Michèle Lesbre, dans ce texte lumineux – qui nous parle aussi d’elle, de nous, du monde dans lequel nous vivons – nous donne à entendre le rire d’une gamine formée à l’école de la vie, d’une grande amoureuse et
d’une femme insoumise que l’injustice a mise en marche.
Sa belle lettre s’achève ainsi : « Dors tranquille, chère brigande, tu m’as sauvée pendant quelques jours de notre démocratie malade, des grands voleurs qui, eux, ne sont presque jamais punis parce qu’ils sont puissants, de ce monde en péril. Tu n’étais pas un ange, mais les anges n’existent pas. »
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Commentaires des lecteurs

31 juillet 2017

vie moderne

De l’auteure, je gardai un souvenir ému du Canapé rouge. Une lecture toute en sensibilité. Je n’ai pas été déçue avec ce dernier livre, qui est une lettre à Marion du Faoüet, une jeune brigande du 18e siècle. La narratrice ...

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5 questions posées à Michèle Lesbre qui nous parle de son livre "Chère brigande, lettre à Marion du Faouët" paru aux éditions Sabine Wespieser.
Questions posées par Morgane Ollivier.
Réalisation : Ronan Loup.

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