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Les Vices du savoir, Essai d'éthique intellectuelle
EAN13
9782748903973
ISBN
978-2-7489-0397-3
Éditeur
Agone
Date de publication
Collection
BANC D'ESSAIS
Nombre de pages
528
Dimensions
21 x 12 x 3 cm
Poids
645 g
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Les Vices du savoir

Essai d'éthique intellectuelle

Agone

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Il existe des vices intellectuels. Ils vont à l’encontre
de la vie de l’esprit, et se moquer de la vérité en fait
partie.
« Être idiot ne fait pas nécessairement de vous quelqu’un de
méchant, et les méchants sont souvent fort intelligents. Mais nous admettons qu’il
y a des liens entre évaluations intellectuelles et évaluations morales : bien souvent
les gens intelligents sont bons et justes, et être bête prédispose à la méchanceté.
Aristote soutenait qu’il y a une unité des vertus et que si l’on en a une, on les a
toutes. Il admettait aussi qu’il y a une unité des vices. Mais si l’on reconnaît cette
unité, comment peut-il y avoir une éthique proprement intellectuelle, qui porte sur
notre savoir, qui soit distincte de l’éthique tout court, qui porte sur nos actions ? »
L’éthique intellectuelle n’est pas une simple application aux oeuvres de l’esprit de
l’éthique qui vaut pour nos actions. L’éthique intellectuelle se fonde en effet,
montre Pascal Engel, sur la nature même du jugement et de la croyance. Elle
permet de comprendre ce qu’il y a de spécifiquement condamnable dans « le
plagiat, la fraude scientifique, l’usurpation de compétences, la création d’officines
pseudo-scientifiques ou l’utilisation des institutions de savoir à des fins de
prosélytisme » . C’est grâce à elle que nous pouvons légitimement blâmer nos
intellectuels d’être souvent « irresponsables et vaniteux, nos journalistes sans
scrupules, nos médias et nos “réseaux sociaux” pourris et trompeurs à l’échelle
planétaire, nos écrivains filous, nos professeurs incompétents, nos étudiants
paresseux, nos académiciens corrompus ».
Dégageant aussi bien ce qui fonde la valeur de la connaissance que la nature
de la bêtise, de la sottise, du snobisme et du mépris intellectuels ainsi que celle
de la foutaise et du mensonge en politique, l’auteur soutient que « parler de
normes de la raison, d’éthique du savoir et de vertus intellectuelles n’est pas un
discours qu’on doit réserver aux cloîtres, aux églises, aux chapelles et aux
temples, ou même aux Temples robespierriens de la Raison et aux discours de
distribution des prix sous les préaux de la République. C’est affaire de santé
mentale, de décence spirituelle, et d’idéal. » Montrant qu’on peut être blâmé pour
ses opinions même si on ne les forme pas à volonté, élucidant en quoi consistent
les raisons de croire et à quelles conditions elles justifient nos croyances, Pascal
Engel éclaire la nature des vertus et des vices intellectuels.
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