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Amianto, Une histoire ouvrière
Éditeur
Agone
Date de publication
Collection
Mémoires sociales
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Amianto

Une histoire ouvrière

Agone

Mémoires sociales

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  • Aide EAN13 : 9782748903805
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_« C’est un travail dangereux de souder à quelques centimètres d’une cuve de
pétrole. Une seule étincelle est capable d’amorcer une bombe qui peut emporter
une raffinerie. C’est pour cela qu’on vous dit d’utiliser cette bâche gris
sale, qui résiste aux températures élevées car elle est produite avec une
substance légère et indestructible : l’amiante. Avec elle, les étincelles
restent prisonnières et vous, vous restez prisonnier avec elles, et sous la
bâche en amiante, vous respirez les substances libérées par la fusion de
l’électrode. Une seule fibre d’amiante et dans vingt ans vous êtes mort. »_

Alberto Prunetti raconte l’histoire de son père, Renato, né en 1945 à
Livourne. Soudeur dans les raffineries et les aciéries italiennes depuis l’âge
de quatorze ans, Renato s’empoisonne lentement au travail : il respire de
l’essence, le plomb lui entre dans les os, le titane lui bouche les pores de
la peau, et finalement, une fibre d’amiante se glisse dans ses poumons. Il
meurt à 59 ans, après plusieurs années passées à l’hôpital.

En contrepoint de ce récit tragique, l’auteur rapporte ses souvenirs
d’enfance, entre parties de foot et bagarres, et décrit une époque, sa
musique, ses dialectes, ses grands événements sportifs – dans cette Toscane
ouvrière où les années 1970 furent une décennie de luttes sociales, avant que
les restructurations des années 1980 n’y mettent bon ordre.

L’opposition entre le père, parfait représentant de l’idéologie stalinienne du
travail, et le fils qui incarne très vite la figure du précaire, n’empêche pas
que s’exprime le profond amour qui les lie, teinté d’agacement et d’amusement
avant que la maladie ne s’installe. L’humour constant, la délicatesse des
sentiments, l’érudition historique et technique se mêlent dans ce récit.
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