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Le Tacite, l'humain, Anthropologie politique de Fernand Deligny
Éditeur
Seuil
Date de publication
Collection
La Librairie du XXIe siècle
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Le Tacite, l'humain

Anthropologie politique de Fernand Deligny

Seuil

La Librairie du XXIe siècle

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Le lien social se nourrit de quelque chose qui n’est pas social. Tel est le
propos de cet essai d’infra-politique dans lequel la philosophe Catherine
Perret, explorant la naissance de la pédopsychiatrie et l’histoire des
politiques de l’enfance en France au XXe siècle, rencontre Fernand Deligny
(1913-1996). De plus en plus étudié en Europe et aux États-Unis, Deligny est
aujourd’hui encore un célèbre inconnu. Wikipédia le présente comme « un
opposant farouche à la prise en charge asilaire des enfants difficiles ou
délinquants et des enfants autistes ». C’est oublier qu’il fut également
conteur, écrivain, cinéaste, cartographe, et que les inventions plastiques et
poétiques de ce bricoleur de génie contribuent pour une large part à ses
expérimentations cliniques. Dans ce livre, Catherine Perret inscrit Deligny
dans l’histoire des révolutions psychiatriques qui, suite à l’« extermination
douce des fous » dans les hôpitaux psychiatriques français durant la Seconde
Guerre mondiale, surent faire de la folie une perspective sur l’humain et du
soin psychique une pratique sociale. Les expérimentations éducatives et
cliniques de Deligny, ses inventions plastiques éclairent ce qui, chez les
humains, vise à la création d’un milieu : un milieu loin du langage et qui ne
se laisse capter qu’en images. Catherine Perret montre que la prise en compte
sans exclusive de l’humain ne dépend pas seulement de la capacité qu’auraient
les sociétés à inclure de plus en plus d’individus dans le respect de leurs
différences. Elle dépend aussi de leur capacité à prendre acte de la
différence entre la part civilisable de l’homme et son noyau non civilisable,
mais pourtant humain. C’est par là que son essai rejoint l’agenda politique de
l’anthropologie contemporaine.
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