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Le Sociographe 74. Le social : entre mauvaises langues et langue de bois
Éditeur
Champ social Editions
Date de publication
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Le Sociographe 74. Le social : entre mauvaises langues et langue de bois

Champ social Editions

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  • Aide EAN13 : 9791034606849
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Dans un contexte où l’intervention sociale et médico-sociale élabore sa propre
langue en empruntant à l’entreprise ses items (objectifs, résultat,
rationalisation, efficacité, contrat, projet, évaluation, etc.), au champ de
la santé ses outils (diagnostic, symptôme, intervention, pathologie, prise en
charge, etc.), et au management ses paradigmes, questionner la langue apparaît
essentiel. Derrière un terme que le langage des professionnels absorbe, des
modèles de pensée s’invitent, une manière de façonner la réalité aussi,
jusqu’à la réduire ou l’essentialiser. Il y a de fait chez les travailleurs
sociaux, une « politique de la langue », et les termes eux-mêmes s’inscrivent
pour certains dans un schéma performatif : en agissant notamment du simple
fait d’être prononcé.
De fait, l’expression mobilisée par les professionnels du champ ne
contribuerait-elle pas à induire, voire pervertir, annihiler, altérer la
pensée ? Les éléments de langage constitueraient-ils aujourd’hui une menace
pour l’agir professionnel ? De quelle manière d’ailleurs la langue
contribue-t-elle à orienter les manières de penser et d’agir ? En quoi les
référentiels métiers participent-ils d’une forme de déshabillage des cœurs-
métiers propres aux professions de l’intervention sociale ? En se dégradant,
la langue ne menace-t-elle pas l’appréhension objectivée de la réalité ? Les
slogans-prototypés « poser le cadre », « être acteur de son projet », «
évaluer un accompagnement », etc., n’imposent-ils pas des propositions
erronées du simple fait de leur répétition ?
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