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Le migrant sereer à Dakar, La migration rurale urbaine des sereer du Sine vers Dakar et sa banlieue le cas des ressortissants de Ñaaxar, Ngayoxem et Sob
Éditeur
Nouvelles Éditions Numériques Africaines (NENA)
Date de publication
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Le migrant sereer à Dakar

La migration rurale urbaine des sereer du Sine vers Dakar et sa banlieue le cas des ressortissants de Ñaaxar, Ngayoxem et Sob

Nouvelles Éditions Numériques Africaines (NENA)

Offres

  • Aide EAN13 : 9782379184451
    • Fichier EPUB, avec Marquage en filigrane
    6.49
Le rapport de 1986 sur l'état de la population mondiale établi par le Fonds
des Nations Unies pour les activités en matière de population conclut qu'« en
l'an 2000, la moitié des habitants du monde vivront dans les villes ». On peut
dès lors être tenté de se demander si cette explosion urbaine n'est pas
surtout repérable dans les pays fortement industrialisés. L'UNESCO est
formelle : en l'an 2000, « en Afrique, la population urbaine passera de 160
millions à 350 millions d'habitants, soit plus du double ». Qu'est-ce qui
explique donc cette croissance qui prend visiblement des formes sauvages, au
point que les organismes internationaux appuient instamment sur la sonnette
d'alarme ? D'où viennent ces nouveaux habitants de la ville qui, à défaut
d'être de vrais urbains, sont accueillis dans des bidonvilles, des quartiers
dits flottants, des taudis, des bâtiments en ruine rappelant les squatters en
Europe, ou qui irrémédiablement vont échouer dans la rue ? Ainsi, les yeux
sont braqués sur le phénomène migratoire comme corollaire de cette
urbanisation sauvage, avec tous ses effets pervers. Ce sont donc les ruraux
qui, pour l'essentiel, constituent le trop plein des villes pour ce qui nous
occupe, car selon Landing Savané : « si les migrations internationales ont une
grande importance dans les pays ouest africains en général et sahéliens en
particulier; il reste que les migrations internes le sont encore plus ». C'est
ce que confirme une étude de l'OCDE/BM qui estime que les migrants intérieurs
sont près du double des migrants internationaux dans la région ouest
africaine. Le Sénégal en l'occurrence est l'exemple de pays où l'essentiel des
migrations sont internes. Le modèle migratoire dominant est en particulier
rural-urbain, entrainant un déséquilibre notoire de la répartition de la
population dans l'espace. Avec 940. 920 habitants, la région de Dakar abrite
18, 8 % de la population sénégalaise sur 550 km2 soit 0,3 % de la superficie
du pays. La densité à Dakar est de 1711 habitants au km2. Ce taux est
extrêmement élevé comparativement à la densité moyenne sénégalaise qui est de
25 habitants au km2 . Il y a donc au Sénégal un mouvement de population très
dense. Selon le recensement démographique de 1976, le taux d'urbanisation pour
le Sénégal dépasse 30 % , le courant dominant des migrations est
incontestablement orienté des zones rurales vers les grandes villes, Dakar
notamment qui est véritablement une ville d'immigration.
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