Votre librairie disponible 24/24 h

Librairie La Galerne - 148, rue Victor Hugo - 76600 Le Havre

02 35 43 22 52

Annesophie B.

Blogueuse littéraire passionnée.

Il était deux fois...
22,90
21 juin 2020

Diabolique.

Franck Thilliez revient cette année avec un thriller absolument diabolique qui va très longtemps faire parler de lui.

Il Était Deux Fois regroupe tous les critères du pur thriller, et a l’énorme avantage d’y associer les larges connaissances de l’auteur sur tout ce qui touche aux mécanismes de la mémoire, mais également aux différentes techniques de police scientifique.

Le style de l’auteur est toujours aussi efficace, le rythme, lui, est encore plus soutenu que dans tous ses précédents romans, et les personnages profonds et complexes à souhait.

L’intrigue est tout bonnement saisissante, et ferre le lecteur dès les premières pages pour ne plus le lâcher.

Comme souvent, Franck Thilliez s’amuse avec ses lecteurs en semant tout au long de sa trame des références et autres indices déguisés, ce qui fait de ses romans, et de celui-ci en particulier, une lecture à multiples niveaux.

À ce sujet, il me semble important de souligner le lien étroit qui unit Il Était Deux Fois à l’un de ses précédents titres : Le Manuscrit Inachevé.
Bien que ce nouvel opus puisse sans aucun problème être lu indépendamment, je ne peux que vivement vous conseiller d’avoir lu Le Manuscrit au préalable. Il ne s’agit pas ici d’une suite à proprement parler, mais l’auteur a créé un arc narratif très particulièrement dont vous apprécierez d’autant plus l’expérience (l’excellente expérience !) si vous détenez les multiples références faites au Manuscrit.

En dire plus serait un crime, je ne peux donc que vous dire que ça a été un véritable coup de cœur, vous conseiller de vous procurer Il Était Deux Fois au plus vite, et de prévoir une absence quasi totale de vie sociale durant sa lecture.
Ce qui de toute façon ne durera pas très longtemps, puisqu’une fois commencé il est impossible à lâcher et que ses 500 pages défilent à la vitesse de la lumière.

Enfants disparus, pluie d’oiseaux morts, pertes de mémoires, enquête trépidante, faux semblants et vrais méchants, Il Était Deux Fois réunit tous les éléments d’un thriller terriblement percutant.

Efficace, addictif, diabolique. Les trois meilleures raisons qui soient de vous précipiter sur ce thriller hors-normes.
Un titre à savourer sans modération !

Reine de beauté

Green, Amy K.

Belfond

19,90
21 juin 2020

Bon thriller psychologique.

Un thriller psychologique qui fonctionne et qui sait se faire aimer.
Avec Reine de Beauté, Amy Green propose une intrigue qui, personnellement, a su m’embarquer.

On y suit, en alternance, Jenny, âgée de 14 ans, dans les jours qui ont précédé son meurtre, et Virginia, sa demi-sœur âgée de 26 ans, dans les jours qui suivent ce même meurtre.

J’aurais préféré que Virginia, qui est de loin mon personnage préféré, soit un petit peu plus jeune, pour que certaines de ses actions et réactions soient plus appropriées, mais ce n’est qu’un avis personnel, et ça n’enlève rien à l’intérêt du roman.

Bien entendu c’est un thriller psychologique, qui répond donc aux codes du genre, mais l’auteure a su se servir d’une trame qui marche très bien et fait tourner rapidement les pages.

Le monde des mini-miss y est bien restitué, avec ses travers et ses risques, physiques comme émotionnels.
Comme souvent dans ce monde là, ce sont les parents qui sont les plus attachés à tous les titres que les enfants qui sont eux, plus victimes que demandeurs.

Mais le plus gros de l’intrigue se joue plutôt sur les liens familiaux et les tourments qui s’y rapportent, en particulier lorsqu’il y a famille recomposée.
On y parle également beaucoup du rapport à l’autre à l’adolescence, et j’ai trouvé Amy Green assez juste dans ses représentations du sujet.

Le style est convaincant et promet de très bons prochains titres de cette plume.
Le rythme est bien tenu et rend la lecture très agréable, l’alternance des voix se chargeant elle de la rendre addictive.
Une mention particulière à Virginia, le personnage le plus poussé de l'histoire.

On ressent dans la mise en que l’auteure travaille dans le milieu cinématographique, et on imagine sans mal une adaptation de ce roman à la télévision.

Quelques incohérences pourront être relevées, mais elles sont souvent inhérentes au thriller psycho-domestique et ne m’ont donc absolument pas dérangée.

Secrets, mensonges et drames familiaux se croisent au fil des pages et nous induisent régulièrement en erreur sur le véritable coupable.

Un roman à découvrir pour les amoureux du genre, et qui m’a personnellement beaucoup plu.
À lire pour passer un agréable moment de tension.

La vie est un roman
21,90
17 juin 2020

Le nouveau Guillaume Musso.

J’ai arrêté de lire Guillaume Musso il y a quelques années. Non pas que je trouvais qu’il écrivait mal, mais seulement parce que ses romans n’étaient tout simplement pas ce que je recherchais.

Pourtant, l’année dernière je me suis de nouveau laissée tenter. Le pitch était accrocheur et l’action se déroulait tout près de chez moi.
C’était l’occasion pour moi de relire cet auteur, et je n’avais pas été déçue.

Cette année j’ai donc décidé de lire également son nouveau titre, La Vie Est Un Roman, le synopsis étant encore fort alléchant.
Et force est de constater que j’ai passé un bon moment !

Déjà grâce à l’intrigue en elle-même, qui n’est pas mal du tout (bien que trop soft pour moi), mais surtout du fait que l’auteur se fait clairement plaisir en remettant à leur place les bien-pensants des lettres et autres gardiens de la littérature, qu’ils soient critiques littéraires officiels ou trolls capricieux derrière leurs écrans.
Tout comme l’auteur, son personnage principal, outre l’intrigue de disparition d’enfant, doit également affronter les affres de la création d’un roman dit « populaire ».
Et tout comme Musso, il doit faire face à la jalousie et aux critiques faciles.
Mais de quels droits de tels jugements sont-ils posés sur un auteur et/ou ses écrits ?
Il me semble que l’on nous apprend, petits, à dire que nous n’aimons pas une chose et non pas à proclamer qu’elle est mauvaise.
Eh bien tout comme pour les épinards, il est temps pour certains de réapprendre la politesse, et de cesser d’insulter le travail d’un auteur ou, pire encore, ses lecteurs, au nom d’une prétendue supériorité intellectuelle totalement imaginaire.

D’autant que, pour la plupart, je doute sincèrement que ces poseurs/penseurs soient capables de différencier un vers de Molière d’une réplique de Titeuf...
La lecture est normalement là pour aider l’esprit à s’ouvrir à d’autres perspectives, et la différence de goûts, en littérature comme ailleurs, est une richesse.

Alors, à tous les fans de Musso, je dirais ceci : n’hésitez pas à vous procurer son nouveau roman, car il ne fait absolument aucun doute qu’il vous plaira autant que les précédents.
Quant aux autres, passez simplement votre chemin.

Pour le pire
21,90
8 juin 2020

Manqué...

Rendez-vous totalement manqué entre ce thriller psychologique et moi.
Un thriller psycho-domestique qui pèche, selon moi, surtout par son excès d’invraisemblances.

Paul et Rebecca forment depuis 20 ans un couple aimant et, a priori, sans problème. Mais le jour où un policier vient sonner à leur porte pour leur parler de la disparition d’une jeune femme, leur univers déraille.
Rebecca découvre alors petit à petit que son mari pourrait avoir de terribles secrets.

Le postulat de départ de ce roman a déjà été très souvent proposé dans d’autres thrillers du même type, soit.
Pour autant, il peut arriver que certains d’entre eux sortent du lot et soient prenants et de lecture agréable.
Mais ici ça n’a absolument pas été le cas pour moi...

Il y a pourtant foule de bonnes choses dans ce titre : le principe passé/présent, des chapitres courts, l’alternance des points de vue des protagonistes, les multiples secrets possibles... bref, les ingrédients y étaient. Malheureusement, malgré leur présence, le résultat de la recette n’était pas du tout à mon goût.

Le plus gros reproche que je lui ferai tient surtout à la somme considérable d’invraisemblances qui meublent l’intrigue.
Le mieux est parfois l’ennemi du bien, et si je comprends que les deux auteurs aient voulu se démarquer des thrillers du même registre, le fait est que rester dans une intrigue plus « classique » aurait sûrement permis au roman d’être plus digeste.

J’ai pourtant été au bout de ma lecture, pensant que la fin rattraperait peut-être le tout. Mais loin de rattraper quoi que ce soit cette fin n’a fait que confirmer mon ressenti en m’offrant une énième (et énorme) invraisemblance supplémentaire.

Je suis la première à dire qu’une œuvre de fiction a tout à fait le droit de ne pas respecter la logique absolue. La plupart des thrillers font la part belle à des situations parfois difficilement cohérentes sans que cela ne gêne en rien le plaisir de l’intrigue.
En fait je pense que c’est comme pour tout : une simple question de dosage.

Je crois cependant que ce roman pourrait plaire à un large public, car comme je l’ai dit plus haut, la plupart de ses ingrédients sont bons, même s'ils n’ont pas fonctionné avec moi.

La seconde épouse
20,00
8 juin 2020

Thriller psycho-domestique.

Un bon exemple de thriller psycho-domestique qui fonctionne.
La Seconde Épouse, de Rebecca Fleet, a une histoire qui se pose rapidement, permettant au lecteur d’être tout de suite au cœur du sujet.
Grâce à une intrigue classique et efficace, le roman évite les écueils qui bordent trop souvent la présence d’une complexité inutile et plus rébarbative qu’autre chose.

Les chapitres alternent les points de vue, ce qui crée toujours un bon dynamisme dans la lecture, et la double temporalité passé/présent reste parfaitement claire et ne perd donc pas le lecteur.

Certaines petites longueurs sont peut-être à noter en milieu de roman, mais rien de rédhibitoire là dedans.
Pas trop d’incohérences non plus, et celles présentes s’expliquent à la fin du livre.

Le style britannique est bien présent, ce qui, dans ce genre de thriller, est en général de bonne augure.
On sent que l’auteure a pris de l’assurance depuis son premier roman (L’Échange), et qu’elle a donc pu mieux penser et poser son intrigue.
J’attends d’ailleurs avec intérêt de voir ce qu’elle va nous proposer par la suite.

C’est une lecture qui plaira à la grande majorité des adeptes des thrillers du genre, qui retrouveront dans ce titre tous les éléments propres à ce type d’histoires.

Le style est fluide, et le roman se lit vite et bien.
De plus, le personnage de la petite Jade est attachant et très émouvant. C’est, d’après moi, la plus aboutie des protagonistes, grâce à la force de son caractère mais également à cause des fêlures dues à son deuil dans l’enfance.

Ce n’est peut-être pas un thriller inoubliable, mais il a au moins le mérite de ne pas nous faire regretter de l’avoir lu, ce qui dans ce genre précis de lectures, n’est pas si courant ces temps-ci.

Pour résumer : une bonne idée d’intrigue, une mise en place très rapide, des alternances temps/personnages bien gérées, un style efficace et un rythme plaisant.
Autant de qualités qui vous feront rapidement oublier les petits défauts dont quasiment aucun livre n’est exempt.

Je le conseille à tous ceux qui avaient par exemple aimé L’Erreur, de Susi Fox, Ce Qui Ne Tue Pas, de Rachel Abbott, ou Notre Petit Secret, de Roz Nay.
À découvrir pour les amoureux du genre.