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Taqawan

Taqawan

Éric Plamondon

Quidam Édition

  • par (Libraire)
    10 octobre 2018

    Canada, 1981 ; alors que les derniers indiens se révoltent face à l'interdiction par le gouvernement d'une pêche ancestrale, un garde forestier retrouve une jeune femme inconsciente au bord d'une rivière. Points de départ d'une enquête aux sources de la nature, des mots et des hommes... D'un monde à l'autre, comme le saumon , le lecteur remonte aux origines de la littérature...

    Damien


  • par (Libraire)
    2 juillet 2018

    Halentant, saisissant, captivant

    « Ici on a tous du sang indien et quand ce n’est pas dans les veines, c’est sur les mains. »
    "Taqawan" est un roman noir construit autour de l’Histoire des Indiens au Québec, bafoués dans leurs droits encore aujourd’hui.
    Il est très difficile de le résumer en quelques phrases alors juste quelques mots : haletant, saisissant et historiquement captivant !


  • 16 mai 2018

    Amérindien, Québec

    Le 11 juin 1981, trois cents policiers de la sûreté du Québec débarquent sur la réserve de Restigouche pour s’emparer des filets des Indiens mig’maq. Emeutes, répression et crise d’ampleur : le pays découvre son angle mort.

    Et moi aussi.

    L’auteur choisi de nous faire suivre une jeune adolescente victime, ainsi qu’un agent de la faune qui démissionne, une institutrice française et un Indien en marge de la tribu. En toile de fond, les tractations politiciennes autour du contrôle de la pêche au saumon.

    En de courts chapitres, l’auteur nous parle aussi de la tribu des Mig’maq et de certaines de ses coutumes.

    Le saumon est également énormément présent dans ces pages.

    Un roman fort sur cette pages sanglante de l’histoire de la Gaspésie, fin d’un parcours nomade pour les Indiens, début de colonisation pour les Blancs.

    L’image que je retiendrai :

    Celle du saumon remontant le cours de sa rivière natale, et qui porte différents noms.


  • par (Libraire)
    17 avril 2018

    "Au Québec, on a tous du sang indien, dit un vieil homme, si ce n'est pas dans les veines, c'est sur les mains".
    Cet ouvrage nous emmène en Gaspésie sur les terres des indiens Mi'gmaq. Dans les années 80 un conflit opposa les autochtones au pouvoir central canadien à propos des quotas de pêche au saumon (taqawan en langue Mi'gmaq). Le point de départ pour suivre quelques personnages reflets des différentes parties prenantes de ce conflit. Le roman est entrecoupé de courts chapitres mettant en avant la réalité d'un peuple et d'une nation, entre faits historiques, culturels et légendes indiennes.
    J'ai adoré ce livre, ça se lit d'une traite, c'est intéressant et passionnant.


  • par (Libraire)
    31 mars 2018

    Fragments pour les Mig" maq

    Entre intrigue quasi policière et fragments sur la culture et l’histoire des Mig maq, peuple autochtone du Québec, voici un excellent roman qui nous rapproche de façon saisissante de la réalité d’un peuple et d’un territoire. Sophie


  • par (Libraire)
    21 mars 2018

    Taqawan ; le saumon qui revient de la mer à sa rivière.
    Roman noir, foisonnant.
    Juin 1981 : Gaspésie
    . relation difficiles entre Blancs et Mig'maq
    . confrontation entre pêcheurs et policiers pour une question de pêche...
    Histoire de luttes.


  • par (Libraire)
    21 mars 2018

    Conseillé par Guillaume T

    Lorsque les auteurs Canadiens se retournent sur leur passé, le résultat est percutant.

    Eric Plamandon nous raconte les origines d'un fait divers impliquant les autorités Québécoises confrontées aux populations autochtones. La lutte pour la langue française dans la belle province cache bien des dérives plus pourries les unes que les autres.

    L'écriture est sèche et directe, rien de superflu, au cordeau !


  • par (Libraire)
    2 mars 2018

    Saumon royal

    Le 11 juin 1981, la police québécoise lance une opération de grande envergure pour empêcher la pêche au saumon dans la rivière Ristigouche, au cœur de la Gaspésie. C'est là que depuis des millénaires, des Indiens Mig'Maq pêchent leur repas pour nourrir leurs familles. Tout ça se terminera mal... très mal.

    A partir de ce fait divers, Eric Plamondon nous raconte une histoire passionnante et terrible, un roman noir qui met en lumière le destin des peuples amérindiens du Canada. "Ici, nous dit l'auteur, on a tous du sang
    indien. Et quand ce n'est pas dans les veines, c'est sur les mains."
    Dans le style dynamique qu’on lui connaît depuis la brillante trilogie 1984 (Hongrie Hollywood Express, Mayonnaise, Pomme S, tous trois aux éditions Phébus), alternant fiction et interludes encyclopédiques, Plamondon plonge aux racines de l’événement pour mettre le Québec face à sa plus cuisante contradiction : comment peut-on revendiquer une singularité culturelle et linguistique pour le Québec tout en la refusant aux peuples autochtones ? Pas de réponse ici bien sûr mais ce simple constat, parfaitement documenté, distillé à hauteur d’homme, sans jugement.

    Car Taqawan n’est pas une thèse, c’est d’abord un roman, plein de suspens et d’émotions, avec une histoire puissante et des personnages affirmés qui trimbalent chacun un passé complexe : on n’atterrit pas
    en Gaspésie par hasard, et si on y reste, c’est qu’on a une bonne raison. Ici, l’alchimie entre le romanesque et le documentaire fonctionne à plein ; pendant la lecture, on passe avec la même tension narrative d’une course poursuite en canot à la recette de la soupe aux huîtres et on ne s’étonne pas, une fois le livre fermé, d’en savoir autant sur la vie des personnages que sur la fraie du saumon.

    C’est à un grand numéro de jonglerie littéraire que nous convie à nouveau Eric Plamondon, en même temps qu’il assène cette vérité criante mais rarement énoncée dans les lettres québécoises : la question indienne est encore loin d'être réglée en Amérique du Nord.


  • par (Libraire)
    17 février 2018

    Une pêche historique

    Quand la pêche au saumon affole et ravive les tensions entre amérindiens et québecois... Il fait froid dans les eaux vives de la rivière où les castors géants empêchent les saumons d'avancer ! Des épisodes qui s'entrecroisent et nous offre un point de vue historique et global sur la survie des peuples opprimés.

    Elisabeth


  • par (Libraire)
    5 février 2018

    Un petit bijou noir, original et plein d'humour

    Gros coup de coeur pour ce roman plein d'empathie pour un peuple amérindien du Québec en survie, les Mig'maq. L'auteur part d'un fait divers survenu en 1981, l'interdiction aussi soudaine qu'incompréhensible pour ce peuple d'utiliser des filets pour la pêche au saumon -droit ancestral- énoncé par le ministre de la chasse et de la pêche en place. Eric Plamondon nous fait découvrir alors le quotidien des habitants de la réserve de Restigouche. L'alternance de courts chapitres narratifs d'une part et descriptifs du milieu naturel et des coutumes des amérindiens d'autre part est une trouvaille qui aiguise l'appétit du lecteur tout au long du roman. Si le sujet est profondément dramatique côté fiction, avec ses quatre personnages principaux bien campés, la partie "documentaire" est pétrie d'humour et de jeux de mots, créant un décalage avec le reste. L'écriture alerte et sans pathos nourrit la tension qui monte en puissance tout au long de ce roman. Un petit bijou original de cette rentrée littéraire hivernale!"


  • par (Libraire)
    24 janvier 2018

    Bienvenue dans le Nouveau Monde !

    Taqawan parle des indiens Mi'gmaqs (ou Micmacs) et de saumon. Taqawan, c'est ainsi que les indiens Micmacs désignent le saumon qui effectue son tout premier voyage vers sa rivière d'origine. Les Micmacs habitent dans le comté de Restigouche, au Québec. Ils vivent essentiellement de la pêche et plus particulièrement de la pêche au saumon.

    En 1981, le gouvernement québecois a voulu contraindre les indiens à demander des permis pour pêcher, sous prétexte de préserver les saumons. Tandis que des chalutiers pillaient allégrement les réserves sous-marines, on demandait donc à ce peuple de quémander une des dernières libertés qu'ils avaient conservées, celle de pouvoir nourrir leurs familles. Face à leur refus, les autorités ont donc envoyé les policiers pour réprimer la résistance.

    À travers l'histoire d'Océane, une jeune indienne, Éric Plamondon raconte un épisode pas très glorieux de l'histoire du Québec. Le texte est divisé en chapitres assez courts (le roman fait 200 pages), mêlant anecdotes historiques, naturalistes, et fiction. Tout cela est empreint de violence mais aussi de cette poésie si magique propre à la «philosophie» indienne. Cette mosaïque littéraire rend ainsi compte de la complexité du contexte.
    Ce roman est d'une simplicité exemplaire mais il est d'une efficacité redoutable. J'ai commencé à lire Taqawan, et je n'ai pas pu le lâcher !
    Une belle découverte !


  • par (Libraire)
    21 janvier 2018

    Taqawan

    Il y a des livres où, au fur et à mesure des pages, on n’arrive pas à savoir si on aime ou pas. L’histoire est passionnante, les personnages incarnés et l’écriture est inédite. Et puis quand on le referme, on le mûrit et là… Quelle puissance ! Taqawan est de ceux-là : rare et imprévisible. Méfiez-vous du retour de flamme !


  • par (Libraire)
    11 janvier 2018

    Taqawan!

    « En langue mi’gmaq, on nomme « taqawan », un saumon qui revient dans sa rivière natale pour la première fois. Il passe de une à trois années en mer (…) mais avant de revenir, il lui faut éclore et survivre ». Basé sur un fait réel – la crise violente du 11 Juin 1981 qui opposa les Indiens Mi’gmaq aux trois-cent policiers de la Sûreté de Québec – Eric Plamondon nous plonge au cœur d’une révolte amérindienne, celle d’un peuple millénaire bafoué. De courts chapitres, taillés pour en faire des uppercuts, donnent à ce récit, un rythme à la fois trépidant et poignant, qui n’épargne personne. Quatre regards nous font traverser ces jours qui invoquent à la fois la résilience, la résistance, la beauté sauvage et le mépris de l’âme humaine. Plamondon y pose ainsi le contexte politico-social du Québec des années quatre-vingt, ce qu’il est advenu, ce qu’il advint. Il y convoque l’histoire des premiers temps de ce peuple nomade, ses coutumes, ses croyances et puis ce nom de « Restigouche » qui cerne alors un espace sur cette vaste et froide terre qui n’a pas encore pour nom Gaspésie. Puis nous replongeons et partons vers les courants contraires: celui d’Yves qui, au lendemain des violentes émeutes, décide de résister, celui d’Océane qui subit et brave, celui de William qui un jour sort du bois pour faire entendre sa voix -et par la même sa violence nécessaire- et celui de Caroline qui va sortir des eaux douces pour se « rendre compte ». Ces quatre vies vont se croiser durant ce violent mois de Juin et ensemble, ils remonteront cette rivière des larmes pour continuer à vivre et/ou à survivre. Taqawan m’a nourri l’âme et littéralement transportée. Si, comme le note Plamondon via la voix de Camus, « toute forme de mépris si, elle intervient en politique, prépare ou instaure le fascisme », alors Taqawan vous montrera la beauté du mot « résistance » et de la nécessité de la lutte. Un énorme et grand coup de cœur!. Viva Janvier et belle année 2.018 à vous, que les lectures vous portent!

    Fanny.


  • par (Libraire)
    10 janvier 2018

    Les après-guerres indiennes

    Les guerres indiennes ne sont pas encore terminées dans les années 70 au Québec. Les indiens sont toujours mal considérés, leurs coutumes dérangent et on ne prend pas de gants pour le leur faire savoir. Il y a cependant des limites au mépris, et des retours de bâton, des vengeances. Et si on retourne vers la source, la force peut changer de camp.


  • par (Libraire)
    9 décembre 2017

    Taqawan

    Le livre utilise comme toile de fond les événements de Restigouche qui ont eu lieu en 1981 : les Mi'gmaq et des centaines de policiers de la Sûreté du Québec se sont affrontés pour une question de droits de pêche au saumon.
    Figurez vous que Taqawan, en langue Mi'gMaq, est le nom que l'on donne au saumon qui revient pour la première fois dans sa rivière natale.
    Ce roman c'est aussi un thriller palpitant qui dévoile les côtés sombre du Canada à travers quatre personnages - une jeune indienne de 15 ans, une française fraîchement arrivée au canada, un canadien pure souche et un vieil indien - , soit quatre point de vues différents sur la situation des tribus amérindiennes.
    Eric Plamondon pratique l'art du fragment, ces courts chapitres mélangent la grande Histoire et la petite, parsemés de détails de la culture populaire, d'anecdotes de batailles ou de recettes de cuisine traditionnelles. Un livre palpitant que l'on ne peut pas lâcher.