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Alex-Mot-à-Mots

http://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Le testament de Dina
14 janvier 2019

Histoire de famille en Norvège

Le personnage de Dina apparaît dans "Le livre de Dina" de la même auteure, que je n’ai pas lu. Mais de cette auteure, j’avais lu "Cent ans" et "Un long chemin", deux ouvrages passionnants.

Il me tardait de retrouver l’univers si particulier de ses romans.

Même sans connaître Dina ni l’histoire de sa famille, j’ai aimé découvrir les personnages si vrais.

Dina n’apparaît qu’en souvenir, étant décédée au début du livre. C’est sa petite-fille, Karna, qui est chargée de son oraison funèbre à la demande de sa grand-mère. Mais cette tâche de révéler les crimes de Dina plonge Karna dans la folie.

J’ai aimé suivre Karna par petites touches et comment elle se sort peu à peu de son mutisme.

Les personnages de son père et de sa belle-mère m’ont moins parlé, leurs problèmes de couple et de liberté.

Mais que j’ai aimé Peder qui part faire ses études comme demandé par Dina pour devenir le gérant du chantier. J’ai suivi avec intérêt ses relations problématiques avec son frère violent.

Et quelle fin brutale.

Merci, Mme Wassmo, vous savez créer un univers à chaque roman dans lequel se débattent des hommes et des femmes si loin dans le temps (l’action se déroule à la fin du XIXe siècle) mais si proches de nous.

L’image que je retiendrai : celle de la figurine de petit oiseau que Karna place sur chaque rebord de fenêtre.

Une citation : "Mais elle sentait une certaine agitation en lui. Il pouvait se produire n’importe quoi à tout moment." (p.98)

https://alexmotamots.fr/le-testament-de-dina-herbjorg-wassmo/

Né d'aucune femme

Manufacture de livres

20,90
14 janvier 2019

violences domestiques

Rose, quel joli prénom pour une vie de violence.

Elle a 14 ans, l’aînée de la fratrie, quand son père la vend au Maître des Forges. Dans cette grande maison, elle devient la domestique du Maître et de sa mère acariâtre.

Heureusement, Edmond est là, l’homme à tout faire qui la prévient de ce qui l’attend et qui lui offre un peu, si peu, de réconfort.
Je n’en dis pas plus, il y a tellement d’autres personnages dans ce roman : le curé Gabriel qui découvre les cahiers de Rose, le médecin à la botte du Maître, la femme du Maître, Génie l’infirmière… Je vous laisse le plaisir de plonger dans ces pages comme une immersion en pleine nature, celle que l’on respire à pleins poumons. Mais également une immersion cruelle en pleine nature humaine, la violente, celle prête à tout pour garder la tête haute. À vraiment tout. Certaines pages m’ont soulevé le cœur par leur violence et leur réalisme. Et pourtant, Rose ne baisse jamais la tête.

Si j’ai trouvé la fin un peu gentille par rapport à la tonalité générale du roman, j’ai aimé le dernier geste du prêtre. J’ai aimé l’alternance des voix qui raconte leur histoire, avec leur vocabulaire propre, comme une respiration différente.

Un auteur que je qualifierais de sensuel, car dans ses lignes, je sens l’humus et les saisons. L’homme n’est que de passage.

L’image que je retiendrai : celle de la mousse, détail qui revient souvent.

Quelques citations : "Les rêves ne sont rien que les rêves, et que ceux qu’on nous vend sans qu’on les rêve soi-même, il faut les fuir à tout prix." (page 77)
"Surtout marcher droit devant. De toute son existence, il n’avait jamais vu un oiseau reculé." (page 276)

https://alexmotamots.fr/ne-daucune-femme-franck-bouysse/

Les Vieux Fourneaux, Tome 3 : Celui qui part

Tome 3 : Celui qui part

Dargaud

12,00
14 janvier 2019

Un anglais à la figure ravagée cherche partout dans le village « le biouche ».
C’est Mimille qu’il cherche, alias « la bûche ». L’occasion pour nous d’en apprendre plus sur la vie de patachon de Mimille. Un Mimille amoureux de la sorcière du village. Sophie va tenter de savoir pourquoi il ne faut pas acheter ses œufs.

Les rancunes ont la vie dure.

https://alexmotamots.fr/les-vieux-fourneaux-3-celui-qui-part-wilfrid-lupano/

Dakota Song

Ariane Bois

Belfond

20,00
17 décembre 2018

Les années 70 à New York

Shawn est un petit gars de Harlem au début des années 70 qui voit son meilleur ami se faire tuer dans le métro.
Il aurait pu subir le même sort si un oncle, portier dans le très select immeuble Dakota à Manhattan, ne l’avait pas pris sous son aile.
Le jeune garçon nous ouvre donc les portes de certains propriétaires, avant l’arrivée de John Lennon et Yoko Ono, et jusqu’à la fin tragique du Beatles.

J’ai aimé rencontré ces personnages tous différents de la haute société new-yorkaise. Leurs façons de se comporter avec le personnel nombreux. J’ai aimé suivre l’histoire de la ville, toujours en mutation, en arrière-plan. Je n'ai pas accroché aux mentions des différents films de cette décennie.

Un roman qui a su créer une atmosphère particulière avec des personnages attachants, même les plus détestables.

L’image que je retiendrai : celle du black-out de la ville, malgré un règlement strict, les propriétaires ont accueilli des rescapés loin dans leur cour.

https://alexmotamots.fr/dakota-song-ariane-bois/

Le poids de la neige
17 décembre 2018

La fin du monde

À la suite d’un accident, un homme se retrouve piégé dans un village, enseveli sous la neige et coupé du monde par une panne d’électricité. Il est confié à Matthias, un vieillard qui accepte de le soigner en échange de bois, de vivres et surtout, d’une place dans le convoi qui partira pour la ville au printemps, seule échappatoire.
Cernés par une nature hostile et sublime, soumis aux rumeurs et aux passions qui secouent le village, ils tissent des liens complexes, oscillant entre méfiance, nécessité et entraide.
Dans la véranda d’une maison où se croisent les courants d’air et de rares visiteurs, les deux hommes se retrouvent prisonniers de l’hiver et de leur rude face-à-face.
Ce roman est presque un huis-clos, avec pour tout repère le manteau de neige qui s’accroît.
L’homme reprend peu à peu des forces, et on devine, grâce aux visites des habitants du village, ce qui se déroule loin de la véranda.

J’ai aimé ne faire que deviner les passions villageoises. La violence reste au loin, au moins quelques temps.
J’aurais aimé en savoir plus sur les relations du personnage avec son père. L’auteur n’en laisse pas deviner assez.

Un beau roman d’atmosphère.

L’image que je retiendrai : celle du pic planté devant la maison et qui donne la hauteur de la couche de neige.

https://alexmotamots.fr/le-poids-de-la-neige-christian-guay-poliquin/