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Chavirer

Chavirer

Lola Lafon

Actes Sud

  • par (Libraire)
    15 janvier 2021

    Une tornade littéraire

    La honte éprouvée, les mots jamais dits, la difficulté de se pardonner. Vaste programme que l'auteure cerne subtilement.
    Un roman recommandé par Mathilde !

    Adèle & Mathilde


  • par (Libraire)
    8 janvier 2021

    Un roman qui célèbre la fragilité, de l'esprit, et du corps. L'adolescence et ce qu'elle fait commettre, l'héritage qu'elle nous laisse. Un roman qui questionne la responsabilité, la résistance. Et surtout, une écriture belle et une construction fine.


  • par (Libraire)
    2 janvier 2021

    Les proies

    De très jeunes filles rêvent de danse, d’équitation mais leurs familles n’ont pas les moyens de leur payer ces formations.
    Une mystérieuse organisation les contacte et leur propose de financer leurs passions.
    L’une d’entre elle sert de rabatteuse pour le recrutement de nouvelles proies.
    Ces jeunes filles seront manipulées, abusées et ce n’est que bien plus tard que la vérité pourra éclater et la parole se libérer.


  • 1 décembre 2020

    danse, pédophilie

    Même si ce roman n’est pas un coup de cœur, j’ai adoré cette lecture.

    D’abord parce que Cléo fait de la danse : du modern jazz. Et pour continuer à danser, elle est prête à tout, y compris à décrocher une bourse de la mystérieuse Fondation Galatée.

    Plus tard, elle danse dans la compagnie de Malko pour l’émission Champs Elysées, puis dans une revue parisienne.

    Son corps la fait souffrir, mais jamais elle ne renonce. Quitte à vivre avec la double culpabilité de la victime et du bourreau.

    Victime de la Fondation Galatée qui n’est qu’un paravent pour de riches barbons afin d’approcher des jeunes filles, de préférences de milieu défavorisé et avec un fort tempérament.

    Bourreau car à son tour elle recrute des filles de son établissement scolaire pour Galatée.

    Notamment Betty, 12 ans. Trop jeune pourtant, mais Betty n’en fait qu’à sa tête. Et malgré Cléo, elle deviendra la petite fiancée d’un homme de 50 ans.

    J’ai aimé que Cléo défende sa compagnie face à son amante Lara. Lara qui est de tous les combats pour défendre les travailleurs, mais qui ne comprend pas que l’on ne veuille pas danser du classique.

    Et la compagnie de Malko fait danser toutes les couleurs de peau. Il y a une vraie diversité, au contraire du ballet classique.

    J’ai aimé que Cléo cherche à être touchée au cœur, montrant souvent du doigt cette partie là d’elle-même.

    J’ai aimé la bande-son très années 80.

    J’ai souri chaque fois que Cléo souriait lorsqu’elle dansait. Et elle sourit beaucoup, contrairement à La petite communiste.

    Mes cheveux se sont dressés à écouter Cathy et ses vieux schnocks demander aux jeunes filles d’être matures pour pouvoir exploiter leur faiblesse.

    J’ai aimé que Cléo s’ouvre à la pensée grâce au père de Yonnack, vieux rabbin qui prend cette jeune fille cassée en affection et lui glisse chaque semaine des phrases à méditer.

    L’autrice a su me rendre plaisant le goût pour le strass et les paillettes (très années 80 également) dont raffole Cléo.

    J’ai aimé Claude, l’habilleuse de la revue, qui, l’espace de quelques chapitres, m’a fait pénétrer dans les coulisses du spectacle, avec ses filles qu’elle materne, et son manager impitoyable.

    Car ce roman est également un roman social qui met en lumière les classes défavorisées, éternelles perdantes et volées du Grand Capital.

    Quelques citations :

    oui, si ça ne faisait pas mal, c’est qu’on n’avait rien osé déranger. p.181

    Ces gamines n’avaient pas décidé d’échanger du sexe contre un stage ou une lettre de recommandation. Elles l’ont fait pour ne pas décevoir Cathy. (…) Cathy avait parié que l’amour les réduirait au silence. Elle a eu raison. p.334

    Le système Galatée ne disait pas autre chose : que la meilleure gagne ! L’affaire Galatée nous tend le miroir de nos malaises : ce n’est pas ce à quoi on nous oblige qui nous détruit, mais ce à quoi nous consentons qui nous ébrèche ; de consentir journellement à renforcer ce qu’on dénonce : j’achète des objets dont je n’ignore pa=s qu’ils sont fabriqués par des esclaves (…). Nous sommes traversés de ces hontes, un tourbillon qui peu à peu nous creuse et nous vide. N’avoir ien dit. Rien fait.

    Avoir dit oui parce qu’on ne savait pas dire non. (p.336)

    L’image que je retiendrai :

    Celle des chevilles, très présentes dans ce roman, qui sont malmenées souvent.

    https://alexmotamots.fr/chavirer-lola-lafon/


  • par (Libraire)
    6 novembre 2020

    UN ROMAN CHORAL PUISSANT

    Tout marche bien pour Cléo, qui mène une belle carrière de danseuse à la télévision. Tout ? Non. Une histoire la rattrape, celle d’un piège, dans lequel elle est tombée encore jeune adolescente, entraînant d’autres jeunes filles dans le tourbillon noir des souffrances. Un personnage qui nous questionne sur nos propres choix, les refus manqués, les acquiescements regrettés. Une écriture simple, fluide, qui nous marque comme une empreinte.


  • par (Libraire)
    1 novembre 2020

    chavirer est un mouvement, c'est vaciller mais ne pas faire naufrage !
    C'est la vie de Cleo, jeune danseuse qui doit se construire et avancer avec un lourd secret et une culpabilité pesante .
    un roman émouvant, beau et engagé !
    à lire


  • par (Libraire)
    15 octobre 2020

    La prédation pour les bourreaux, et pour les victimes la honte, la colère, le silence aussi. Ce silence qui devient année après année "un espace choisi, le repli tamisé d'un refuge".

    L'art du roman comme l'échos des grands mouvements sociaux, comme expression des luttes, comme objet politique

    ADMIRABLE !

    Guillaume, libraire Charlemagne Toulon


  • par (Libraire)
    12 octobre 2020

    TROUBLANT

    En 1984, Cléo, 13 ans, succombe à une proposition alléchante, qui est, en fait, un piège sexuel. Elle y entraîne d'autres collégiennes. Elle devra vivre avec cette culpabilité.
    Lola LAFON aborde, sans détour, le tabou de la prédation.


  • par (Libraire)
    11 octobre 2020

    Un roman coup de poing

    Un roman puissant sur la vie massacrée d'une adolescente.
    Féministe et politique
    Magnifique et poignant


  • 29 septembre 2020

    Chavirer est un récit nerveux, exigent qui se déploie dans une chorégraphie littéraire des rêves brisés et de l'innocence perdue - Brigitte -


  • par (Libraire)
    20 septembre 2020

    Chavirer

    Cléo, 13 ans, se rêve danseuse. Lorsqu'elle est repérée par celle qui lui apparaît comme la marraine bonne fée d'une prestigieuse fondation venant en aide aux jeunes artistes, elle ignore encore qu'elle va prendre part à un terrible trafic sexuel...
    En plus d'être diablement révélateur des conditions de travail des danseurs, le livre de Lola Lafon braque (surtout) ses projecteurs sur les filles et les femmes fragiles, naïves, impuissantes, détruites -- ces filles et ces femmes qui ne connaîtront qu'une vie hantée par la honte et le remords parce qu'elles auront dit oui au lieu de dire non.
    Un superbe roman qui fait tristement écho à l'actualité et dont l'extrême intensité vous fera, vous aussi, chavirer.


  • par (Libraire)
    17 septembre 2020

    Un personnage de feu

    Elle danse pour ce qu'elle est et pour d'où elle vient, Cléo. Elle danse variet' paillettes, à demie-nue, toute en froufrous. Qui est-elle, cette adolescente discrète et appliquée, cette jeune femme fougueuse et blessée, cette artiste engagée au sourire froid et figé ?
    Cléo nous envoûte, nous bouleverse. Cléo questionne la féminité, l'image lisse des corps douloureux et des espoirs précaires.
    Cléo est une victime, une prête-à-tout, une battante. Une lumière inoubliable, un personnage de feu.
    Enorme coup de coeur !!


  • par (Libraire)
    15 septembre 2020

    Les héroïnes de Lola Lafon ont généralement en commun leur corps en souffrance et leur parole inaudible. Dans un roman tout en émotion et en suggestion, elle se penche de nouveau sur les rapports de pouvoir, ici dans les milieux populaires et artistiques, et l’utilisation du corps des femmes. A l’époque où les chambres des adolescentes sont tapissées de posters de Flashdance, Cléo rêve de devenir danseuse professionnelle. Elle suit des cours de modern jazz à la MJC de son quartier. Quand une femme élégante l’aborde et lui parle de la fondation Galatée, un avenir semble s’ouvrir à elle. Pour réaliser son rêve, elle devra faire preuve de « maturité » lors de mystérieux déjeuners dans un appartement chic parisien. La sélection ne se passera pas comme elle l’espérait et, pour pouvoir tenter à nouveau sa chance plus tard, Galatée lui propose de sélectionner pour son compte des filles « prometteuses » dans son collège.
    Tout au long de sa vie, à travers les voix de ceux qui l’ont côtoyée de près ou de plus loin, Cléo avance avec les poids du remord et de la honte dans ses jambières. Elle se torture d’avoir été la complice de ses propres bourreaux et se condamne au silence. Il faudra un appel à témoins des années plus tard pour qu’elle se rende compte qu’elle n’en a pas fini avec cette histoire et qu’elle va devoir régler ses comptes avec elle-même et peut-être même avec les autres.
    Dans une chorégraphie savamment chaloupée, Lola Lafon panse, masse, soigne les corps de ses personnages. Elle les ausculte minutieusement et laisse apparaître leurs blessures les plus profondes. Dans ce roman d’une intensité qui va crescendo, il est question de pardon que l’on s’accorde ou pas, de consentement que l’on donne ou pas, de culpabilité, d’emprise et surtout de fragilité. Car Lola Lafon sait comme personne dépecer l’âme humaine et la mettre à nue, dans toute sa beauté.


  • par (Libraire)
    15 septembre 2020

    Cloé a 13 ans lorsque, victime manipulée d’un réseau pédophile (sous couvert d’une fondation pour la jeunesse) elle-même devient recruteuse. Elle se rêvait étoile à New York, elle sera danseuse de revue et heureuse pour les ballets de Drucker, la culpabilité chevillée au corps de ne pas être simplement une victime. Lola Lafon raconte le destin de gamines brisées, devenues femmes bléssées, fragiles et fortes. Sans jugement, sans manichéisme ni complaisance mais avec une grande sensibilité !


  • par (Libraire)
    14 septembre 2020

    Un livre d'une très grande force, sur un sujet longtemps tabou. Lola Lafon vise juste et évite tout voyeurisme. A lire de toute urgence.

    Incontestablement l'un des chefs-d'oeuvre de cette rentrée !!!


  • par (Libraire)
    13 septembre 2020

    Cléo aime la danse. La modern-jazz, celle de Flashdance et du lycra qui brille et fait transpirer, pas la classique des petites filles sages. Ce sont les années 80, le samedi soir c’est Champs-Élysées avec Michel Drucker, c’est Jean-Jacques Goldman et Mylène Farmer qui touchent au coeur de Cléo, 13 ans. Elle rencontre à la sortie de son cours de danse, à la MJC de Fontenay, Cathy, charismatique et élégante femme, parfumée Opium. Cathy travaille pour la fondation Galatée, qui octroie des bourses aux jeunes filles « pour réaliser leurs rêves ». Cléo, son rêve c’est être danseuse. L’engrenage du chantage affectif se met en route à coup de cadeaux, de sorties, de compliments jusqu’au passage devant le jury le mercredi, des hommes dans un appartement du XVIème arr. La fondation Galatée est un réseau pédophile qui va créer des martyres qui vont aussi être des bourreaux ayant pour mission de « recruter ». Trente ans plus tard, les faits remontent à la surface. On suit Cléo dans sa vie pétrie de culpabilité et de silence. Lola Lafon signe un roman initiatique puissant. Elle dit la souffrance des corps malmenés par les répétitions, par les costumes de paillettes, la compétition, les sacrifices pour un art souvent ingrat pour les femmes. Elle dit la culpabilité d’une gamine, sa vulnérabilité et celles de ses semblables qui n’ont pas su dire non. C’est aussi un très beau roman sur la culture populaire et sur les fragiles. Un grand texte qui bouleverse!
    Anne-Céline


  • par (Libraire)
    11 septembre 2020

    "À douze ans, cinq mois et une semaine, les parents de Cléo lui avaient proposé de prendre des cours de danse". Mais Cléo est fascinée par les danseurs dynamiques et étincelants de " l’émission favorite de sa mère : Champs-Élysées". À la MJC de Fontenay, elle prendra donc des cours de modern jazz. Elle y découvre une autre façon de vivre, exigeante, "Danser c’était apprendre à dissocier. Pieds poignards et poignets rubans. Puissance et langueur", pour plus tard onduler "comme des rivières rapides" quand elle serait devenue pro, quand elle sera adulte. Mais en quatrième, Cléo a rencontré Cathy, une belle femme qui lui a proposé d’obtenir une bourse auprès de la fondation Galatée, qui l’éduque, lui apprend à aimer le beau, la fait inviter aux dîners chics des sélections où elle doit montrer qu’elle n’est pas "coincée". La famille de Cléo ne s’interroge pas plus que ça et ferme les yeux sur les raisons des largesses de Cathy. Cléo n’est pas retenue. Pour patienter, Cathy lui propose de lui signaler d’autres filles"prometteuses". Parmi elles, Betty, qui n’est pas de son milieu populaire, qui n’est pas blanche de peau. De ce qui se passe lors des dîners, les filles ne parlent pas. Mais elles n’oublieront pas ce moment où elles chavirent, ni ceux où elles trahissent la confiance d’autres filles. Elles s’en souviendront le reste de leur vie et ne se pardonneront pas.
    En suivant la carrière de danseuse de Cléo de 13 à 48 ans, on croise des personnages qui elle noue une relation bienveillante et bienfaisante. Yonasz, le camarade de lycée, et son père, Serge, des juifs dont elle découvre la vie jusqu’au moment où Yonasz n’a pas le courage de défendre sa réputation. Ossip, le kinésithérapeute qui répare les corps des danseurs et qui les écoute. Claude, l’habilleuse de la revue du cabaret parisien, attentionnée à toutes les danseuses. Lara, son amoureuse d’un temps qui n’arrive cependant pas à comprendre ce qui lui est arrivé. Des rencontres qui élargissent son horizon, lui permettant de tenir, de continuer à danser, contrairement à Betty dont le corps refusera qu’elle vive sa passion et qui ne dansera pas. On croise aussi de nombreuses personnes qui devinaient ou savaient ce qui se passait et qui n’ont rien dit. Des complices...,
    Lola Lafon disperse les conséquences de ce dont Cléo a honte dans toutes ces rencontres. Elle montre bien que ces filles qui savaient, qui n’ont pas résisté à la proposition de collaborer, seraient accusés par la société si elles parlaient. Elles sont traumatisées juste ce qu’il faut pour continuer à vivre, plus ou moins bien.
    Lola Lafon traite avec justesse de ce qui distingue l’idéal de la danseuse et les souffrances qu’elle inflige à son corps, la distance qui sépare Paris de la banlieue, le clinquant des ballets des revues et les conditions de travail des danseuses, l’élitisme culturel et le goût populaire pour les émissions de Michel Drucker, les chansons de Goldman et de Mylène Farmer.
    "Chavirer" n’est pas que le roman d’une femme qui depuis son adolescence, vit avec un secret très lourd à garder, c’est aussi un roman social qui donne la parole à des personnes qui ne l’ont pas, des oubliés, des rendues invisibles par leurs remords.
    En choisissant la fiction pour traiter des réseaux de prostitution enfantine, Lola Lafon ne revendique rien. Avec beaucoup de finesse et de subtilité, elle raconte la vie de ses personnages en se mettant à leur niveau. Elle pose les questions et telle façon que nous cherchons les réponses : que s’est-il passé ? Pourquoi n’ont-ils rien vu ? Pourquoi n’ont-ils rien dit ? Et si leurs affaires ressortent (comme c’est le cas dans le roman) que dirions-nous ? Il n’y a aucune sensiblerie dans ce roman, juste une analyse, des suggestions.
    Et un magnifique portait de femme, de danseuse, difficile à oublier.


  • par (Libraire)
    5 septembre 2020

    Comme à son habitude, Lola Lafon nous offre sa sensibilité et son écriture flamboyante pour évoquer un sujet difficile, bouleversant.

    Non pas un portrait d’héroïsme, mais de fragilité, de "celles et ceux qui ne s'en sortent pas, ou laborieusement, sans gloire"...


  • par (Libraire)
    5 septembre 2020

    En 2019, un appel à témoin est lancé : vous étiez une adolescente entre 13 et 15 ans entre 1984 et 1987, vous avez été approchée par une fondation nommée “Galatée”... Pour Cléo, 13 ans à l’époque des faits, cette histoire a été profondément traumatisante ; devenue adulte, décidera-t-elle de témoigner ?
    Plongeant le lecteur au plus près des émotions d’une jeune fille, victime-coupable, Lola Lafon s’interroge sur les systèmes de prédation, leur façon de s’appuyer sur la culpabilisation des victimes, sur leurs rêves et leurs aspirations, leur innocence… Terrible, bouleversant, "Chavirer" prend aux tripes et ne vous lâche plus !


  • par (Libraire)
    1 septembre 2020

    Troublant

    Légèreté, porté, agilité mais aussi fragilité, l'art de la danse classique ou moderne, c'est tout cela et Lola Lafon nous le fait découvrir de l'intérieur. Paillettes, strass mais aussi maquillage épais, double collant, pour masquer les blessures. Blessures physiques bien entendu mais aussi psychologiques comme celles de Cléo, qui à l'âge de 13 ans va se voir proposer une bourse par une mystérieuse Fondation qui auditionne les jeunes candidates dans le XVI ème arrondissement de Paris au cours de diners intimes. Par strates chronologiques successives, par des points de vue de personnages variés, l'autrice remonte près de quarante ans de la vie de Cléo, une vie brisée sous l'emprise d'une culpabilité irradiante. Un roman proche du livre de Vanessa Sprintera, "Le consentement".
    Aussi fort, aussi éclairant. Aussi indispensable.

    Eric


  • par (Libraire)
    27 août 2020

    L'adolescente, chez Lola Lafon, est souvent dans l'effort physique. Qu'elle soit gymnaste ("La petite communiste qui ne souriait jamais") ou danseuse comme la Cléo, de "Chavirer", il est question du corps que l'on contraint, force, entraine, travaille, transforme avec souffrance et plaisir mélangés afin de l'emmener vers les sommets. Il est aussi question, dans ce livre qui est un des meilleurs de Lola Lafon, de jeunes filles de 13 ans entrainées vers des réseaux pédophiles, il est question de culpabilité et de pardon , il est aussi question de vies abimées et reconstruites. Cleo sera danseuse de cabaret, de plateau télé et Lola Lafon livre une analyse très fine d'une culture dite "populaire" et du mépris dont elle peut faire l'objet. Dans ce subtil roman à la construction globalement très maitrisée, les pages qui se passent dans un équivalent du "Moulin Rouge" sont d'une exceptionnelle beauté et démontrent combien les talents d'écriture de Lola Lafon sont aboutis.


  • par (Libraire)
    27 août 2020

    Corps en tensions

    L'adolescente, chez Lola Lafon, est souvent dans l'effort physique. Qu'elle soit gymnaste ("La petite communiste qui ne souriait jamais") ou danseuse comme la Cléo, de "Chavirer", il est question du corps que l'on contraint, force, entraine, travaille, transforme avec souffrance et plaisir mélangés afin de l'emmener vers les sommets. Il est aussi question, dans ce livre qui est un des meilleurs de Lola Lafon, de jeunes filles de 13 ans entrainées vers des réseaux pédophiles, il est question de culpabilité et de pardon , il est aussi question de vies abimées et reconstruites. Cleo sera danseuse de cabaret, de plateau télé et Lola Lafon livre une analyse très fine d'une culture dite "populaire" et du mépris dont elle peut faire l'objet. Dans ce subtil roman à la construction globalement très maitrisée, les pages qui se passent dans un équivalent du "Moulin Rouge" sont d'une exceptionnelle beauté et démontrent combien les talents d'écriture de Lola Lafon sont aboutis.


  • par (Libraire)
    26 août 2020

    Coup de coeur

    A 13 ans, Cléo n’a pas su dire non. Elle a même consentie. Et c’est à travers la voix de plusieurs personnage ayant croisés sa route au cours de sa vie que l’on comprend que c’est son drame… Peut-on s’accorder à soi-même le pardon ? Peut-on oublier les petites lâchetés du quotidien, les gestes que l’on n’a pas faits ? Un roman qui monte en puissance au fil des pages. Magnifique.


  • 26 août 2020

    Avec Chavirer, Lola Lafon met en scène une jeune danseuse, Cléo, abusée par des adultes. Un récit implacable et fort sur les ravages des violences sexuelles. Elle analyse avec brio et justesse la question politique de l'utilisation du corps des femmes et montre l'injustice, le mépris de classe, les clichés associés aux filles des quartiers populaires.
    Un roman choral puissant, une écriture précise, ciselée et magnifique.
    Indéniablement un des plus beaux romans de cette rentrée, remarquable !

    "Lola Lafon est une autrice en prise avec le réel, une militante dont la douce marginalité se double d'un sens aigu de l'humain."


  • 22 août 2020

    Intelligent et inspirant

    L'histoire de Clio, d'abord piégée, puis finalement complice d'une pseudo fondation.

    L'histoire de Clio, des années plus tard, alors qu'elle est devenue danseuse professionnelle, alors que son passé refait surface.

    Bouleversant, subtil, précis !